Google attaqué en justice pour son utilisation abusive de la géolocalisation

VIE PRIVEE Un Californien a déposé une action en justice pour «non-respect de la vie privée»...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de Google.
Illustration de Google. — AFP

Selon une enquête de l’agence Associated Press dévoilée la semaine dernière, Google traque les allées et venues de ses utilisateurs malgré la désactivation du paramètre « historique de localisation ».

Un Californien a donc décidé de déposer une action en justice devant un tribunal fédéral pour «non-respect de la vie privée». Il cherche à obtenir des dommages-intérêts non spécifiés ainsi qu’un statut de recours collectif pour représenter tous les utilisateurs américains d’iPhone ou d’Android qui ont désactivé l’historique de localisation afin que leurs mouvements ne soient pas enregistrés par Google.

Pas de commentaires

«Google ​a expressément indiqué aux utilisateurs de son système d’exploitation et des applications que l’activation de certains paramètres empêcherait le suivi de géolocalisation des utilisateurs, peut-on lire dans le document. Cette allégation était fausse. » Se basant sur l’enquête, confirmée par des chercheurs universitaires, la requête accuse Google de violer la loi sur la protection de la vie privée. Google n’a pas voulu faire de commentaires.

Depuis la semaine dernière, Google, propriété d’Alphabet, a modifié sa page d’assistance. On y lit désormais que le fait de désactiver l’historique de localisation « n’affecte pas les autres services de localisation sur votre appareil ». Les données de localisation peuvent également être récoltées lors de l’utilisation d’autres services tels que les cartes ou la recherche, selon la page d’assistance. La page indiquait auparavant que la désactivation de l’historique des lieux signifiait que les lieux visités n’étaient pas stockés par Google.

Google dans l’illégalité ?

Le Electronic Privacy Information Center (Epic), un groupe d’intérêt public à but non lucratif, a déclaré qu’il a envoyé une lettre à la Federal Trade Commission des États-Unis pour savoir si Google a violé une ordonnance sur consentement de 2011 : « Les modifications ultérieures apportées par Google à sa politique, après avoir déjà obtenu les données de localisation des internautes, ne sont pas conformes à la réglementation de 2011 ».

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