Marseille: Les réseaux sociaux mobilisés, la police retrouve le descendant d'un poilu

INTERNET Une lettre écrite sur le front de la Somme le 27 mai 1915 avait été découverte lors d'une perquisition...

F.B. avec AFP

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Le terme poilu, immortalisé par la Grande guerre durant laquelle il devint rapidement le surnom donné aux 8,5 millions de soldats français, est apparu bien avant 1914, selon l'Historial de la Grande guerre de Péronne (Somme).
Le terme poilu, immortalisé par la Grande guerre durant laquelle il devint rapidement le surnom donné aux 8,5 millions de soldats français, est apparu bien avant 1914, selon l'Historial de la Grande guerre de Péronne (Somme). — AFP/archives

Il a pu être retrouvé grâce aux réseaux sociaux. Le descendant d’un poilu, destinataire d’une lettre écrite sur le front de la Somme le 27 mai 1915, a pu être contacté par la police marseillaise grâce à la mobilisation de centaines d’internautes.

« On avance très bien, on doit encore faire des vérifications mais la partie familiale de l’affaire a été découverte, a expliqué Arnaud Louis, chargé de communication à la Direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, ce dimanche. Maintenant on aimerait bien retrouver le propriétaire de la lettre, et si c’était la famille de Jean Audiffen, le destinataire, ce serait formidable. »

>> A lire aussi : La police marseillaise enquête sur... la dernière lettre d'un poilu

Il demandait à son « seul ami » de prévenir sa famille en cas de drame

La lettre, signée Jean Soulagnes, a été trouvée dans le 5e arrondissement de Marseille dans le cadre d’une perquisition après un cambriolage. Le jeune homme, sergent-fourrier au 73e régiment d’infanterie, écrivait à son « seul ami », Jean Audiffen avant de partir « dans deux heures pour une destination incertaine où doivent se passer de grandes choses ».

Le matricule 3336 demande un service prémonitoire à son ami : « Vous ne refuserez pas le pénible service, en cas d’événement grave, d’avertir ma famille et ma fiancée qu’avant de mourir, après avoir donné ma vie au pays, mon âme ne pense qu’à eux et leur envoie mon adieu suprême ». Deux semaines plus tard, Jean Soulagnes était tué à Hebuterne (Pas-de-Calais), à l’âge de 24 ans.

La police se trouvait face à une impasse pour retrouver la famille de Jean Soulagnes, jusqu’à ce qu’elle tweete, jeudi, la lettre et la fiche de renseignement du soldat. Déclenchant notamment la mobilisation de plusieurs généalogistes amateurs.