Etats-Unis: Airbnb expulse les nazis de Charlottesville de sa plateforme

ETATS-UNIS Alors que les représentants de différentes organisations extrémistes de droite s’étaient organisés pour louer de grands logements Airbnb de Charlottesville afin d’y accueillir des manifestants, la plateforme a décidé de supprimer leur compte…

Marie de Fournas

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Le site de location d'hébergements entre particuliers Airbnb.
Le site de location d'hébergements entre particuliers Airbnb. — Denis Closon/ISOPIX/SIPA
  • Des manifestants nazis de Charlottesville se sont organisés pour louer de grands logements Airbnb.
  • Airbnb l’a découvert et a décidé de supprimer leurs comptes.

Pas de fachos dans nos quartiers. Parmi les manifestants ayant participé au rassemblement de mouvements d’extrême droite américaine « Unite the right » le vendredi 12 août, beaucoup se sont logés grâce à Airbnb. Comme l’indique le média économique Quartz, des représentants des différentes organisations extrémistes de droite se sont même organisés pour louer de grands logements afin d’y accueillir des manifestants.

>> A lire aussi : Charlottesville: «Yes, you're racist», le compte Twitter qui cherche à identifier les manifestants de l'extrême droite

Des réservations qu’ils ont évoquées sur le blog suprémaciste « The Daily Stormer ». Une plateforme débordant d’internautes se revendiquant nazis. « Nous avons réservé tous les grands Airbnb dans un périmètre donné. Nous avons encore des places disponibles et des logements non loués à proximité. Pour l’instant, nous sommes sur le point de remplir notre septième maison. Il y a 80 à 90 personnes issues de divers groupes AltRight », a posté l’un des responsables avant d’évoquer la présence de « Uber Nazi »…

Pas de quartier pour les fachos 

Après avoir découvert ce fil de discussion sur l’organisation du « voyage » et mené l’enquête pour identifier un à un ces membres Airbnb liés au nazisme, la plateforme les a tout simplement expulsé. « Les membres de la communauté Airbnb acceptent toutes personnes sans distinction de « race », religion, origines, ethnie, handicap, sexe, genre, orientation sexuelle ou âge », a justifié un porte-parole de Airbnb à Quartz.

La société lutte depuis quelque temps contre les actes racistes sur sa plateforme. En 2016, elle a lancé  une charte éthique à signer sous peine d’exclusion.