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«Veiller sur mes parents», le service de La Poste, choque des internautes

«Veiller sur mes parents», le nouveau service de La Poste, scandalise des internautes

MARCHANDISATIONDes internautes dénoncent la marchandisation du lien social...
Clémence Apetogbor

C. Ape.

Depuis le 22 mai, la Poste propose sur tout le territoire, moyennant finances, un nouveau service baptisé « Veiller sur mes parents ». Grâce à des visites régulières du facteur, ce service entend éviter l’isolement et contribuer ainsi à la vie sociale des personnes âgées, explique-t-on sur le site.

Dans le détail, une visite du facteur par semaine pour prendre un café avec votre parent coûte 19,90 euros, deux visites 29,90 euros, quatre visites 99,90 euros, et six visites par semaine, 139 euros par mois.

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Un service qui choque

Les proches reçoivent sur leurs smartphones des notifications transmises par le facteur à chacune de ses visites via l’application qui porte le même nom que le service. Des notifications seront également transmises aux contacts de proximité, en cas de besoin. Un service à la personne monétisé qui choque certains internautes, sidérés de constater qu’on peut payer pour voir quelqu’un d’autre que les enfants s’occuper de leurs parents.

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« Heuu, je suis le seul à trouver cela ultra-choquant ? Enfin, je sais pas pour vous, mais pour moi la famille on s’en occupe, ce n’est pas au facteur de le faire ! » (sic), s’insurge Lazarre, sur YouTube.

« Une honte. Aucune excuse pour ne pas prendre soi-même des nouvelles de SES PARENTS. C’est incroyable il n’y a que dans notre société moisie ou on peut entendre ça !!! en 2017……….encore moins d’excuse !!! pfffffff » (sic), note pour sa part Anaïs.

Mais qu’en pensent les facteurs ? Selon les informations transmises à 20 Minutes par la direction du groupe La Poste, quelque 700 personnes sont d'ores et déjà bénéficiaires du service. Toutefois, 40.000 facteurs, sur les 76.000 que compte le groupe, ont été formés. Ces derniers seraient « engagés, enthousiastes et impatients », explique Eric Baudrillard, directeur des services aux particuliers du groupe, au Monde, après une enquête interne menée auprès de 500 facteurs.

Pascal Frémont, facteur en Loire-Atlantique et délégué syndical SUD-PTT, ne tient pas tout à fait le même discours. « On marchandise quelque chose qu’on faisait gratuitement. Or tout le monde ne pourra pas le payer », déplore-t-il.

« Avec la chasse au gaspillage en étendard, petit à petit, les managers ont déshumanisé un métier qui l’était profondément, dont le lien social était le cœur battant, note Lily La Fronde, ancienne factrice en zone rurale de 2008 à 2010, dans une tribune publiée sur le site du pureplayer Streetpress. Nous assistons aujourd’hui à une réinjection de l‘'humain sous une forme monétisée. »