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Quand Sciences Po associe les cheveux naturels... à un mouton

Quand Sciences Po associe les cheveux naturels... à un mouton

BAD BUZZAnciens élèves, internautes et associations afro féministes ont exigé des excuses de la part de l’école…
Clémence Apetogbor

Clémence Apetogbor

C’est une association d’idées qui en a fait sourire certains, mais surtout bondir d’autres. L’école de Sciences po a été accusée ce vendredi de racisme ordinaire après avoir associé dans un tweet l’association SciencesCurls, qui fait la promotion du « cheveu (afro) libre » et un émoticône représentant… un mouton (le côté bouclé, vous l’avez ?).

Le tweet a été supprimé depuis pour être remplacé par un autre au texte plus lisse. Mais le fond, lui, reste le même. L’école a partagé un reportage de TV5Monde qui présente l’association étudiante « dédiée à la mise en valeur de beautés souvent invisibilisées et discriminées, à travers le prisme du cheveu texturé ».

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« Être ridiculement comparés à des animaux »

Trop tard, le mal est fait.

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« [Nous] sommes extrêmement choqué-e-s de constater que l’on se permette de comparer les cheveux texturés naturels à des pelages d’animaux », se désole l’association. « Et pas n’importe lesquels : ni le lion, ni le renard emblématiques de l’école mais…. Le mouton ? Qu’est-ce que cela signifie ? » Pour elle, celà revient tout bêtement à « être ridiculement comparés à des animaux. » Bien loin de la démarche voulue par SciencesCurls, qui attendait plus de Sciences po « que nous croyions pourtant de notre côté ». Et l’association de rappeler qu’elle avait « choisi d’intégrer jusqu’au nom de [l'] école dans le nom de notre association pour ne jamais qu’elle soit écartée de notre démarche ».

Une polémique qui permet à SciencesCurls de réaffirmer si besoin était que « le chemin que nous avons emprunté reste encore long et que nos démarches sont tout sauf superficielles… »

#NousNeSommesPasVosMoutons

Anciens élèves, internautes et associations afroféministes ont exigé des excuses de la part de l’école, qui est restée muette pour l’heure. Dans l’après-midi, le hashtag #NousNeSommesPasVosMoutons a même vu le jour.

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Julie Vainqueur, qui fait partie de SciencesCurls, est revenue sur la polémique pour les Observateurs de France 24. « Les cheveux lisses sont présentés comme une norme ou comme un objectif à atteindre. Dans le monde professionnel, on a tendance à associer les cheveux texturés à une négligence. La question esthétique devient presque un reproche de manque d’hygiène, certains demandent carrément si on les lave… C’est dégradant. »