«Disgaea: Afternoon of darkness»

Selim Miled

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Jaquette de "Disgaea : Afternoon of darkness" sur PSP
Jaquette de "Disgaea : Afternoon of darkness" sur PSP — DR

Sorti en 2004 sur PS2, Disgaea est de retour sur la console de portable de Sony, dans une version quasi-identique à son aînée. Heureusement cela ne suffit pas à entamer la qualité d’un titre jouissif à bien des égards.


Le démon est mort, vive le démon…

Vous incarnez le prince démoniaque Laharl qui se réveille après un sommeil de deux ans, durant lequel son père a été assassiné, laissant le trône à la merci des ambitieux de tout poil. Le but sera donc d’éliminer les prétendants un par un pour reprendre ce qui vous revient de droit.

Pour ce faire, vous combattrez selon les règles classiques du jeu de rôle: placer les combattants, choisir leurs actions/pouvoirs, et exécuter le tout. Mais quelques subtilités épicent le tout, dont la possibilité d’exécuter toutes les actions d’un coup ou de déplacer vos personnages entre plusieurs actions. Cela permet de gérer les attaques groupées et d’encercler intelligemment l’ennemi, ouvrant une nouvelle dimension stratégique aux affrontements. Une autre option intéressante est la possibilité de lancer les autres personnages, pour les amener à des endroits inaccessibles ou les faire exploser près des adversaires par exemple. Dernier point unique du gameplay: les Géostratégies. Il s’agit de gérer des pierres donnant certains bonus aux zones de la carte de la même couleur. Simple au début, cela s’avère vite être d’une complexité à donner la migraine: la diversité des pierres, certaines vous étant défavorables, et leur faculté à changer les zones de couleur lors de leur destruction deviennent vite des facteurs très lourds. Heureusement, il est possible de s’en sortir en se contenant de toutes les détruire.


Humour, beauté et profondeur…

Le point fort de Disgaea réside dans son univers. Les personnages en 2D sur environnement 3D donnent un rendu très réussi, et les musiques d’ambiance collent parfaitement à la situation. Mention spéciale également pour les dialogues, aussi bien en anglais qu’en japonais (le français n’est pas disponible, il faudra se contenta de sous-titres anglais), empreints de naturel et d’un humour omniprésent.

Une légèreté qui tranche avec la profondeur du jeu, qui, outre les 14 chapitres se déroulant dans des mondes aux caractères propres, se compose également du donjon principal où se trouvent hôpital et marchands, l’Assemblée Mystique où vous créerez vos nouveau combattants et tenterez de faire voter des lois à votre avantage, ou encore le monde des objets où vous pourrez combattre pour améliorer les performances de ces derniers. Le tout proposant une durée de vie plus que satisfaisante, surtout sur une console portable.


Disgaea est donc un véritable petit bijou dont les plus gros défauts restent la gestion de la caméra, le comportement parfois excentrique des adversaires, et une accessibilité réduite. Quelques heures de jeu permettent pourtant de passer outre ce dernier défaut, et de profiter pleinement de ce jeu de rôle entraînant, tactique et divertissant. A ne pas manquer pour les retardataires des fêtes de noël.


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Note : 8,5/10
Plateforme : PSP
Prix : 50€
Sortie : 14/12/07
1-2 joueurs
Pour tous publics