Les Américains trouvent rétrograde l'accord Olivennes

INTERNET Revue de ceux qui fustigent le texte sur l'offre culturelle en ligne...

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«Les jeunes comprendront parfaitement que si on laissait faire, seuls quelques artistes s'en sortiraient. Ici, on ne défend pas ceux qui ont déjà rencontré leur public, mais ceux qui n'auraient aucune chance de le rencontrer si l'on ne défendait pas les droits d'auteur», a affirmé Nicolas Sarkozy après avoir validé l’accord sur l’offre culturelle en ligne proposé vendredi par Denis Olivennes.

Intérêts contradictoires?

Un discours qui provoque la surprise voire l’ironie des acteurs du Net d'outre Atlantique.
Parmi les réactions, le site PaidContent.org trouve bizarre de confier cette mission à Denis Olivennes qui , en tant que président de la Fnac, est «l’une des personnes qui a le plus d’intérêts à ce que la vente de produits culturels sous forme d’objets physiques (et non pas numérique, ndlr) se porte bien.»

«Autour de la table des négociations, il manquait Microsoft et iTunes», souligne Jonathan Benassaya, le PDG du site d'écoute gratuite de musique Deezer. Mais pour lui, cet accord va encourager les internautes à «se tourner vers des services alternatif de musique» tels que Deezer ou Radioblogclub.

Un système intrusif et rétrograde?
Francis Pisani, blogueur spécialisé en technologies numériques, note encore la réaction «acide» d’un blog américain, IP Democracy: «c’est ça, ce que la nouvelle autorité du web propose? Protéger la culture? Aider les artistes? Il n’y a qu’en France que l’industrie musicale et cinématographique peut concevoir un système aussi intrusif et rétrograde pour, disent-ils, "protéger la culture".»

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