Test: 7 casques audio sans fil pour l’iPhone 7 sans prise jack

AUDIO Apple a décidé de supprimer la prise mini-jack de ses nouveaux iPhones 7 et 7 Plus lancés ce vendredi. De 69 euros à 399 euros, «20 Minutes» a testé 7 sept casques Bluetooth qui pourront leur être associés…

Christophe Séfrin

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L'abandon de la prise jack sur les iPhone 7 sonnera t-il l'arrêt de mort des casques filaires? Lancer le diaporama

L'abandon de la prise jack sur les iPhone 7 sonnera t-il l'arrêt de mort des casques filaires? — SENNHEISER

« Courage » et « innovation ». C’est avec ces mots qu’Apple a justifié la suppression pure et simple de la prise casque mini-jack sur ses nouveaux iPhones 7 et 7 Plus à la vente le 16 septembre. L’Histoire dira si l’avenir appartient aux casques Bluetooth (ou avec prise Lightning). En attendant, « 20 Minutes » a passé la semaine en mode sans fil et testé sept casques « iPhone 7 et 7 Plus Proof »…

Pour bouger léger : BT IE 200 de XQISIT

Unique « intra » de notre sélection, le BT IE 200 de XQISIT assure un service complet : employé au quotidien comme kit mains libres il peut aussi servir en sport (il résiste à l’humidité).

Le BT IE 200 de XQISIT. Un intra malin.
Le BT IE 200 de XQISIT. Un intra malin. - XQISIT

Bluetooth 4.1, il joue aussi les astucieux : les deux embouts à l’arrière des haut-parleurs sont aimantés. On peut ainsi porter le casque autour du cou sans forcément l’utiliser. Mieux : en désolidarisant les écouteurs, on décroche un appel entrant. Pas de boîte de rangement : c’est une lacune.

Par nature isolant des bruits extérieurs, le BT IE 200 reproduit comme tous les casques intra-auriculaires un son dopé en basses. L’occasion de lâcher Bang Bang, le nouveau single de Green Day. A l’usage, le système d’écouteurs aimantés remplit sa mission. Mais avec 4 heures d’autonomie, on se sent cependant un peu étriqués. 69 euros.

Pour ne pas trop se faire remarquer : Everest 300 de JBL

Plutôt compact, pliable, agréable au toucher et robuste, l’Everest 300 de JBL est un casque supra-aural de bonne composition.

L'Everest 300 de JBL. Disciple du minimalisme.
L'Everest 300 de JBL. Disciple du minimalisme. - JBL

Avec son finish noir ou blanc, c’est un militant de la cause minimaliste. Son arceau métallique l’applique fermement sur la tête, ce qui rassure, notamment dans les transports (mais peut aussi gêner après une très longue écoute). L’isolation reste excellente. Le casque est livré avec ses cordons mini-jack et câble de recharge mais dépourvu de housse de rangement.

La qualité d’écoute de l’Everest 300 est agréable. Le son diffusé, très mat, pourra pour certains manquer de brillance. Néanmoins, passé à la moulinette, le dernier album de Cocoon a parfaitement su transmettre ses saveurs ouatées. Particularité de l’Everest 300 : le casque peut par une simple manipulation partager en Bluetooth la musique qu’il joue avec un autre casque Bluetooth (de n’importe quelle marque). Un argument qui peut faire la différence. 149 euros.

Pour s’isoler sans trop débourser : ActiveShield Pro de Philips

D’une jolie construction, même si le plastique y est roi, ce circum aural se veut complet.

Pliable, l’ActiveShield de Philips n’est malheureusement pas fourni avec une housse de rangement. Son arceau, qui mêle plastique texturé et simili cuir est d’un assez bel effet. Gare cependant : l’aspect laqué de ses deux haut-parleurs est propice aux traces de doigt.

L’écoute de l’ActiveShield Pro est assez homogène et ne semble privilégier aucun registre musical en particulier. De fait, son identité acoustique reste plutôt neutre, même si le casque à l’autonomie de 16 heures sait se distinguer sur des partitions exigeantes. Avec lui, le dernier album de Gregory Porter fut un régal. Les amateurs de basses ne seront pas lésés : Robin Schulz et son Wave ayant été bien servis durant nos tests. On apprécie le pavé tactile sur l’oreillette droite pour faire varier le volume et changer de piste. Regret : le système de réduction de bruit embarqué manque vraiment de pertinence. 169 euros.

>> A lire aussi : Mode avion: Notre test du QC 35, le casque à réduction de bruit de Bose

Pour rester zen dans les transports : ATH-SR5BT d’Audio-Technica

Léger (moins de 200 g), pliable à plat, fourni avec housse de transport souple et câbles (USB et mini-jack), l’ATH-SR5BT d’Audio-Technica est un casque urbain.

Tenant fermement sur la tête mais sans indisposer son utilisateur, ce supra-aural nous semble un bon parti dans les transports. En noir ou blanc, son autonomie annoncée de 38 heures le situe parmi les marathoniens du nomadisme musical.

Compatible Hi-Rés audio, on peut lui associer un baladeur audiophile. Plus communément, le ATH-SR5BT restitue un son aux basses toniques juste ce qu’il faut pour servir les registres les plus musclés. La couleur musicale du ATH-SR5BT est aussi chaleureuse et sans fausse note. Bref, de Jain et son Makeba à Astrud Gilberto et Agua De Beber, on est pour ainsi dire comblés. Le casque soufre de son bouton de commandes situé sous l’oreille gauche qui, à vouloir trop en faire (volume, skip, décrocher/raccrocher) sème la confusion. 189 euros.

Pour s’immerger dans sa bulle : MDR-1000X de Sony

Dévoilé au salon de l’électronique IFA de Berlin, le MDR-1000X de Sony est un circum aural au design épuré.

Antibruit, c’est un Bluetooth antibruit costaud, au port confortable. Ce haut de gamme fourni avec sa housse de transport rigide dispose d’une fonction astucieuse nommée Ambiant Sound : lorsque l’antibruit est activé, il suffit de placer la paume de la main sur son oreille droite pour baisser le volume de la musique (d’environ 90 %) et couper la réduction de bruit. On peut ainsi répondre à une question, traverser la rue en toute sécurité en ayant conscience du son ambiant, etc.

Testé en avion où le système antibruit s’avère l’un de plus efficace que nous ayons essayé (avec une autonomie de 20 heures annoncée), le MDR-1000X livre une qualité d’écoute plaisante. Sans excès dans les basses, avec des aigus bien aérés, le dernier album des Red Hot Chili Peppers a joué sur du velours durant notre vol. On peut monter le volume sans distorsion, ce qui est appréciable. Ne pas hésiter à utiliser l’égaliseur du lecteur audio pour personnaliser ses dégustations musicales. Regret : le pavé tactile pour régler le volume manque de précision et l’on a vite fait de mettre un morceau sur Pause sans le vouloir… 400 euros.

Pour soigner son look : Bowers & Wilkins P7 Wireless

D’une belle élégance, le P7 Wireless reprend les codes esthétiques de ses prédécesseurs chez les anglais de B & W.

Le P7 Wireless de Bowers & Wilkins. Elégant et exigeant.
Le P7 Wireless de Bowers & Wilkins. Elégant et exigeant. - BOWERS & WILKINS

 

Son arceau en acier chromé est gainé de cuir avec surpiqûre, ses coussinets sont d’un confort voluptueux et ses oreillettes recouvertes d’une petite plaque façon métal dépoli qui tape à l’oeil. Même la housse de rangement respire la délicatesse.

Une fois sur les oreilles, le P7 Wireless offre une sensation de confort instantané. Même si B & Wi a fait l’impasse sur des touches de commande à l’oreille pour la musique (seuls existent des boutons pour le volume et la prise d’appel), son usage ravit les tympans. Le casque possède une très belle dynamique et sait marquer le tempo de basses martelée avec justesse et le ponctuer d’aigus plus délicats. Nous nous sommes autant réglés avec l’album Ibifornia de Cassius qu’avec Hélène Grimaud interprétant des sonates pour piano de Mozart ou Berg. L’autonomie est annoncée à 17 heures. Au cas où, un câble mini-jack est dans la boîte. 399 euros.

Pour réveiller sa vocation de globe-trotter : PXC 550 Wireless de Sennheiser

Voilà un casque circum aural dont le design nous séduit instantanément.

Utilisant de jolis matériaux et respirant la qualité, le PXC 550 Wireless de Sennheiser est un Bluetooth à réduction de bruit dédié aux voyageurs exigeants. Revendiquant une autonomie de 30 heures environ, il est pliable, fourni avec sa housse de voyage, prise avion et câble mini-jack. Un adaptateur jack classique est également disponible.

L’écoute du PXC 550 peut être personnalisée à l’aide de l’application CapTune du constructeur : Loudness, Pop, Rock, Electro… Hélas, seuls les morceaux stockés en local sont pris en compte et non les playlists téléchargées sur Deezer ou Spotify. Reste que l’on apprécie l’équilibre tonal du casque qui sait distinguer graves, médiums et aigus sans mégoter et offrir séduisante dynamique. Le dernier album de St-Germain redécouvert pour l’occasion ou un petit mix électronique picoré sur Deezer ont révélé les atouts de ce modèle qui fait partie de nos favoris du moment. Astuce : il suffit le plier/déplier pour l’allumer ou l’éteindre. 399 euros.

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