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Le spam, ennemi numéro 1 sur le Net

Le spam, ennemi numéro 1 sur le Net

INTERNET – La Cnil et Signal Spam s’associent...
Alice Antheaume

Alice Antheaume

La lutte contre les spams, ces courriers indésirables qui polluent les boîtes électroniques, s’organise.


En effet, deux acteurs anti-spammeurs, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et l’association Signal Spam, viennent de signer un partenariat pour s’allier contre ce qui reste «un des problèmes majeurs d’Internet (qui) mine la confiance dans l’économie numérique.» Le but de la convention: coopérer et, éventuellement, punir. «Nous sommes absolument déterminés à utiliser nos pouvoirs pour lutter contre le spam autour de trois axes: enregistrement et traitement des plaintes, contrôle et sanction», a déclaré Alex Türk, président de la Cnil.


Comment?

Signal Spam, une plate-forme en ligne qui permet aux internautes – une fois inscrits – de transmettre les spams qu’ils reçoivent en un clic, pourra désormais communiquer les données recueillies à la Cnil. Sachant que, depuis mai dernier, Signal Spam a reçu plus de 4 millions de signalements de messages indésirables.


Illégalité

Or ces données n’ont rien d’anodin car le spam est illégal. Selon la Cnil, «le spam s’appuie sur la collecte illicite d’adresses électroniques de particuliers et menace la sécurité des réseaux. C’est donc une pratique contraire à la loi informatique et libertés».


Cette initiative sera-t-elle plus efficace que la «boîte à spams» créée en 2002 par la Cnil?

Cette «boîte à spams» invitait les internautes à transférer par courrier électronique leurs messages non sollicités. Mais l’initiative a été victime de son succès: 320.000 messages répertoriés en moins de trois mois. A l’époque, la Cnil avait dénoncé au Parquet cinq des entreprises envoyant le plus massivement des spams, et au final, seule une société avait été condamnée.