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Boeing pleure, Airbus sourit

Boeing pleure, Airbus sourit

AVIATION – Le constructeurs américain doit faire face à des problèmes de délai. Airbus les oublie...
M.N

M.N

Retour du beau temps chez Airbus, grisaille à Boeing. C’est la météo actuelle sur l’industrie mondiale de l’aviation. Mercredi, le constructeur américain basé à côté de Seattle, annonçait un retard de 6 mois dans son programme «Dreamliner». Appelé aussi E787, le nouveau venu de Boeing est censé allier long trajet, légèreté des matériaux et donc économie dans la consommation de kérosène. Les premières livraisons de son avion de ligne de nouvelle génération sont repoussées à la fin novembre ou décembre 2008, au lieu de mai 2008 comme prévu à l'origine.


Sous-traitance multiple


Cet «avion du futur» comme aime à le clamer haut et fort Boeing n’est pas si facile à concevoir: matériaux ultralégers et logiciel de vol semblent poser des problèmes d’assemblage aux ingénieurs américains et à leur partenaire - certaines parties du programme Dreamliner sont sous-traités en Italie ou au Japon, 50% de l’aéronef. Coordonner tous les sous-traitants n’est pas une tache facile pour ce genre de projet. All Japan Airlines (ANA) et l’Australien Quantas, les deux premiers acheteurs de l’«avion aux lignes de rêve», ont indiqué qu’ils pourraient réclamer des dédommagements à cause des retards annoncés. Et Boeing a un carnet de commande rempli: 710 commandes.


Oublier le scandale Eads


Six mois de surplace, c’est toujours moins, veut-on croire à Seattle, que les deux ans de piétinement du programme A380 du grand rival Airbus. Dans tous les cas, à Toulouse et Hambourg, les deux principaux centres d’assemblages des airbus, on retrouve le sourire, malgré le scandale financier éclaboussant la maison-mère Eads. Côté volet industriel, le constructeur européen espère sortir du tunnel. Finis donc les douloureux problèmes de câblages entre les différents tronçons. Le premier A380 va être livré lundi à Singapore Airlines. Des soucis techniques qui, selon Airbus, sont du passé. Airbus affirme avoir «repris le contrôle de la production». L'avionneur européen en est actuellement à 22 appareils terminés ou en cours d'assemblage. Mais ce n'est qu'à partir du 26e appareil qui entrera en chaîne en 2008 pour livraison à la mi-2009 que les difficultés devraient être surmontées par la mise en place d'une «maquette numérique», un outil qui va permettre à toutes les usines de vérifier en temps réel la compatibilité de leurs fabrications.