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Le PDG de Microsoft dénigre Facebook

Le PDG de Microsoft dénigre Facebook

INTERNETPour Steve Ballmer, les réseaux sociaux ne sont qu’une mode passagère...

Une phrase «troublante» de Steve Ballmer, directeur général de Microsoft, et c’est toute le Net qui s’émeut. En disant que Facebook n’est qu’un phénomène «éphémère», le boss de Microsoft a divisé tout son monde. «Je pense que ces réseaux sociaux sont des phénomènes de mode, une lubie, tout à fait naturels et propres à l’attrait qu’ils exercent chez les plus jeunes», précise le patron du numéro 1 mondial du logiciel.


Le blog spécialisé TechCrunch se range peu ou prou à l’avis de Ballmer. Facebook n’est pas «éternel»: «Certains réseaux sociaux se consolideront et dureront, et beaucoup d’autres disparaîtront. MySpace fut à la mode pendant deux ans, aujourd’hui c’est Facebook; qui dit qu’un autre ne surgira pas demain?»


Même son de cloche du côté du magzine américain Wired: «C’est l’utilisateur qui rend populaire un réseau social.» Comprendre, l’internaute est la seule valeur ajoutée de l’outil, sans ses 40 millions de membres, Facebook devient «une coquille vide». Le plus dur commence pour Facebook, prévient Wired : «Garder le même niveau d’audience et générer de l’argent pour être durable.»


Scobleizer est moins conciliant avec Steve Ballmer et préfère le renvoyer vers ses cordes. «Il ne comprend rien au réseau social», assène le blogueur. Et d’inviter le chef de Microsoft « à sortir de sa tour d’ivoire et d’arpenter les conférences Internet» comme le Web 2.0 à San Francisco, ou LeWeb3 à Paris.


Technologie limitée


Mais Facebook, ce n’est pas un simple trombinoscope géant avec 40 millions d’utilisateurs revendiqués mais aussi une plateforme de développement d’outil logiciel. Des programmes que les «Facebook users» peut promouvoir via la puissance de diffusion d’un réseau social étendu. Mais même sur ce volet Steve Ballmer n’est pas tendre: «La technologie investie dans Facebook équivaut à ce qu’une dizaine de personnes ont pu faire en deux ans.»


Un constat technique partagé Francis Pisani: «Facebook peut être reproduit». Le blogueur de Transnet n’en estime pas moins que les réseaux sociaux ont de l’avenir grâce aux possibilités de mise en relation. Pour autant, il refuse de dire que Ballmer est imperméable au succès des réseaux sociaux. Comment décrypter les propos du pdg de Microsoft? «Une grosse manip d’homme d’affaire malin», avance Francis Pisani. Selon lui Steve Ballmer dévalue Facebook pour «tout simplement en baisser le prix». Et donc négocier une participation plus grande à un prix plus faible. La firme de Redmond aurait en effet proposé de mettre sur la table entre 300 et 500 millions de dollars (entre 212 et 353 millions d’euros). Soit une participation de 5% pour porter le site à une valeur de 10 milliards de dollars. Une approche et des chiffres démentis par les protagonistes.


Et vous, vous êtes plutôt Facebook, MySpace, Bebo ou LinkedIn? Donnez nous votre avis sur le réseau social, ci-dessous...