Le Net soutient les manifestants birmans

INTERNET Les réseaux sociaux et les blogs supplantent les traditionnelles manifestations...

— 

Le régime militaire birman est encore resté sourd vendredi aux appels pressants lancés à travers le monde pour la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, seul lauréat du Prix Nobel de la Paix privé de liberté.
Le régime militaire birman est encore resté sourd vendredi aux appels pressants lancés à travers le monde pour la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, seul lauréat du Prix Nobel de la Paix privé de liberté. — Khin Maung Win AFP

Samedi, ils étaient une centaine sur le Trocadéro (Paris) pour soutenir le soulèvement birman. Cette faible mobilisation est-elle le reflet d’un désintérêt pour l’actualité? Pas sûr, à en voir l’activité des internautes en ligne.

134% de croissance sur Facebook

Depuis le 19 septembre, un groupe sur le réseau social Facebook nommé «Support the monks protest in Burma» réunit les internautes pour soutenir les initiateurs de la révolution «Safran». Vendredi, ils étaient 90.000 membres. Lundi, 214.000.

Organisation de manifestations

Outre les dix méthodes pour venir en aide, à distance, aux manifestants de Rangoun, une pétition en ligne ou un envoie d’email à l’ambassade de Birmanie, le site détaille par pays le lieu des rassemblements prévu pour chaque semaine. Tous les pays sont concernés: Norvège, Colombie, Etats-Unis, Costa Rica, Japon ou tout simplement la Thaïlande, voisine de la Birmanie et territoire où viennent se réfugier beaucoup de journalistes birmans (Theirrawady.com) et opposants politiques à la junte.

«Saffron revolution»

Facebook n’est pas le seul vecteur anti-junte birmane. De nombreux blogs se sont créés spécialement pour suivre la crise politique. Des portails qui sont pour la plupart référencés par «Support the monks protest in Burma». Le blog Saffronrevolutionworldwide se veut le faire de lance de la « résistance virtuelle ». Photographies et vidéos des manifestants à l’appui. Mais cet activisme reste soumis au bon vouloir des autorités locales: vendredi, la junte a coupé la principale ligne Internet du pays. Coupant un peu plus l’accès aux informations et obligeants les militants à utiliser des moyens détournés pour envoyer leurs messages.