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Paris lance son wi-fi

Paris lance son wi-fi

INTERNETLa mairie de Paris inaugure son réseau internet sans fil, gratuit et sous contrôle...
M.N

M.N

Paris inaugure samedi son réseau wi-fi gratuit. Le projet lancé en juin a permis d’installer 160 bornes d’accès à l’Internet dans les jardins de la capitale, les bibliothèques, les musées, les maisons des associations, ainsi que les mairies d’arrondissement. Bertrand Mabille, directeur général de SFR entreprise, l’opérateur en charge de la mise en place des infrastructures, promet «au total 320 points de connexions disséminés sur l’ensemble de la capitale».


Limites spatiales et temporelles


La capacité maximale théorique la ligne est de 20 mégaoctets mais «en réalité, tempère le dirigeant de SFR, elle sera de 6 Mo. Avec deux heures de connexion au maximum pour éviter les encombrements». Le réseau parisien n’aura pas une longue portée. Impossible donc de se connecter à partir de chez soi. Explication de SFR: «Les équipements radios ont été placés au centre des lieux publics de la mairie de Paris, pour ne pas être accessible de l’extérieur, et les émetteurs seront éteints au moment de la fermeture des lieux d’accueil.» En raison de la législation sur la concurrence, le wi-fi gratuit ne peut être déployé hors des bâtiments et des squares de la Ville de Paris. Histoire de ne pas faire de tort aux autres acteurs du marché.


Liste noire


Un wi-fi parisien gratuit mais pas totalement libre. Bertrand Mabille explique qu’«à la demande de la mairie de Paris et de la région, les utilisateurs du wi-fi ne pourront se connecter à certains sites». En plus d’un logiciel de contrôle parental, la mairie de Paris prévoit d’interdire un certain nombre «de sites pornographiques, pédophiles ou néonazis.»


Argument avancé: «le réseau wi-fi qui est libre et gratuit n’a pas vocation à donner accès à des sites dangereux pour la société.» Mais pour l’instant, à la mairie de Paris, les détails de cette liste noire (quels sites, pourquoi et quelle instance politique décide de leur interdiction notamment) sont inconnus.


Selon vous, la puissance publique parisienne peut-elle décider de ce qui peut être lu sur un ordinateur personnel?