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Facebook fait fuir la publicité

Facebook fait fuir la publicité

INTERNETDes entreprises anglaises ne veulent pas être associé à...
M.N

M.N

Facebook, le réseau social britannique, tire la tronche. Outre-Manche, plusieurs gros annonceurs ont décidé de retirer leurs publicités du réseau social. Après l'opérateur téléphonique Vodafone et la banque First Direct, voici que trois autres grand comptes de la banque et assurance suivent le mouvement. Depuis jeudi, les 25 millions d'utilisateurs du trombinoscope numéro 1 ne verront plus apparaître sur leurs pages les logos de Virgin Media, d'Halifax General Insurance, ni ceux de Prudential. Pourquoi cette fuite soudaine? Les compagnies anglaises n'ont pas apprécié de voir leur encart publicitaire sur la page Facebook du British National Party, une formation politique d'extrême droite qui a fait une percée dans les urnes britanniques en 2006 lors d'un scrutin local. Une polémique dont se serait bien passé Facebook quinze jours seulement après des accusations de plagiat émises par un autre site communautaire ConnectU.


Censure compliquée


Vodafone veut «éviter tout malentendu». Et la banque First Direct d'affirmer que le positionnement de ses publicités doit correspondre à ses «valeurs et identité». Quant au groupe Virgin Media qui se retire «provisoirement», il entend utiliser «l'immense audience de ces sites pour faire de la publicité mais pas au détriment de notre marque». Personne ne veut apparaître aux côtés d'une phrase comme «British workers first!», c'est à dire «les travailleurs britanniques d'abord».


Le site social déshabillé


Problème: Facebook, qui, comme de nombreux réseaux sociaux peine à attirer des annonceurs, ne peut pas aisément contrôler l'endroit où vient se loger une publicité. L'autre solution, radicale elle, serait de supprimer la page du parti d'extrême droite ou de toutes autres organisations qui professent des idées «contestables». Ce qui est une censure et va à l'encontre de l'essence du réseau social. D'ailleurs, même après cette polémique qui coûte cher à Facebook, il est encore possible de consulter la page du British National Party. Le cas Facebook est en train de faire tache d'huile sur la Toile. Virgin Media, par exemple, a décidé d'étendre sa suspension publicitaire à tous les réseaux en ligne.