Google prépare son GPhone

M.N

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Les avocats de Google et ceux du gouvernement américain se sont retrouvés mardi devant un juge chargé de décider si le moteur de recherche a le droit de refuser de transmettre aux autorités fédérales des résultats de recherches sur l'internet.
Les avocats de Google et ceux du gouvernement américain se sont retrouvés mardi devant un juge chargé de décider si le moteur de recherche a le droit de refuser de transmettre aux autorités fédérales des résultats de recherches sur l'internet. — David Paul Morris AFP/Getty Images/Archives

Après les services Web, la téléphonie? Les rumeurs qui voient Google sortir son propre téléphone portable enflent à longueur de semaines. Jusque-là, la firme de Mountain View (Californie) multipliait les démentis. Mais, surprise, pour une fois, Google refuse «de démentir» qu’il travaille sur ce qu’on appelle déjà le Gphone. De quoi s’agit-il? Une copie de l’IPhone d’Apple? Il n’y a pas de précision mais l’idée serait de vendre un téléphone qui concentrerait moteur de recherche, courrier électronique et un service analogue à Google Map.

La campagne pub à 10 milliards d’euros

Des indices? Jeudi, le très sérieux Wall Street Journal révélait que la firme d’Eric Schmidt a investi des centaines de millions de dollars d’un projet de téléphone en partenariat avec l’Allemand «T-Mobile» et l'opérateur de téléphonie américain «Verizon Wireless». Et, histoire de dégonfler les spéculations, Google explique qu’il veut seulement s’assurer que ses usagers pourront accéder à ses services «sur n’importe quel portable». Ce n’est pas ce que croit eMarketer. Selon cette société américaine spécialisée dans le marketing, la firme de Mountain View prépare déjà une «campagne publicitaire pour 2011, d’un coût estimé à 14 milliards de dollars (10 milliards d’euros)».

Licence sans fil

Et si des doutes subsistent encore, Google avance: ses ingénieurs «travaillent dur pour proposer les services Google sur un portable» car «les utilisateurs le demandent». Sans oublier que le moteur de recherche avait déclaré en juin qu’il était «intéressé par l’acquisition d’une licence sur le réseau sans fil américain».