La startup française Blablacar valorisée à plus d'un milliard de dollars

TECHNOLOGIE Cet acteur du covoiturage rejoint un club très fermé...

20 Minutes avec AFP

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Les cofondateurs de la startup française BlaBlaCar Nicolas Brusson, Frédéric Mazzella et Francis Nappez.
Les cofondateurs de la startup française BlaBlaCar Nicolas Brusson, Frédéric Mazzella et Francis Nappez. — BLABLACAR

Une licorne française est née. Traduction : BlaBlaCar rejoint le club très privé des startups évaluées à plus d’un milliard de dollars. Cet acteur du covoiturage fondé en 2006 vient de boucler un nouveau tour de levé de fonds de 200 millions de dollars, un record pour une pousse hexagonale, ce qui la valorise à 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros).

Ce tour de force lui a valu les félicitations du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sur Twitter, qui lui souhaite la « bienvenue chez les (très) grands. »

https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/644256601658933248

Financement exponentiel

« On se rend compte que l’on crée une demande et qu’il y a un appétit pour Blablacar qui est incroyable. Il faut accélérer cette croissance et on ne veut pas se retrouver contraints par manque de financements », a déclaré à l’AFP Nicolas Brusson, directeur général et cofondateur de BlaBlaCar.

La somme collectée, auprès notamment des fonds d’investissement américains Insight Venture Partners et Lead Edge Capital, dépasse le record de 100 millions d’euros établi par la start-up toulousaine Sigfox en février.

Il ne tiendra sans doute pas longtemps tant le montant de ces levées de fonds parait exponentiel : 10 millions de dollars en 2012, puis 100 millions de dollars (73 millions d’euros, taux de change de l’époque ndlr) en juillet 2014, et 200 millions aujourd’hui. L’arrivée de ces nouveaux capitaux devrait permettre à Blablacar d’appuyer encore plus fort sur l’accélérateur et poursuivre son expansion à l’international.

Covoiturage longue distance

Créé en 2006 sous le nom de « covoiturage.com », la jeune pousse basée à Paris revendique déjà plus de 20 millions de membres dans 19 pays, « sur trois continents ».

atus/644256601658933248

Son système est celui de la mise en relation des automobilistes proposant un trajet et des voyageurs. Une partie de la somme acquittée par le covoituré revient au site jouant le rôle d’intermédiaire. Les coûts du trajets, essence et péages, sont partagés entre les passagers.

Parti à la chasse des pays émergents comme la Russie, la Turquie l’Inde ou le Mexique, après avoir consolidé son règne en Europe, Blablacar vise désormais, dès « début décembre », le Brésil puis l’ensemble de l’Amérique latine.

« A partir de 2016, on va vraiment mettre les voiles vers l’Asie », dit Nicolas Brusson, qui commence à regarder des marchés comme la Chine (« même si c’est compliqué ») ou encore le Japon, la Corée du Sud et l’Indonésie. « Aujourd’hui quand on voit comment on marche en Russie, en Turquie, en Inde ou en Europe, je me dis qu’il n’y a pas vraiment de raisons pour que cela ne soit pas le cas en Asie », dit-il.