L’iPhone signe avec les gros

M.N

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Les yeux clignant de sommeil, Greg Packer, après cinq jours assis dans la rue, brandit triomphalement sous les vivats de la foule ses deux petits sacs noirs, contenant chacun un iPhone, le nouveau téléphone-baladeur d'Apple.
Les yeux clignant de sommeil, Greg Packer, après cinq jours assis dans la rue, brandit triomphalement sous les vivats de la foule ses deux petits sacs noirs, contenant chacun un iPhone, le nouveau téléphone-baladeur d'Apple. — Don Emmert AFP

Pour son iPhone Apple préfère les gros de la téléphonie. Selon le Financial Times, la firme de Steve Jobs est en discussion avec plusieurs acteurs majeurs du portable européen, condition sinéquanone avant de pouvoir lancer l'iPhone pour l'automne. D'après un analyste qui répond aux journal anglais, Apple veut faire vite pour ne pas «mécontenter des consommateurs impatients».

Au Royaume-Unis, O2, opérateur téléphonique anglais et filiale depuis 2005 de l’espagnol Telefonica, serait proche d’un accord avec la firme Apple pour être l’opérateur exclusif de l’iPhone outre Manche. Pour l’instant, Telefonica-O2 déclare «ne pas avoir signé de contrat avec Apple». Et la firme de Cupertino ne veut faire «aucun commentaire».

L'iPhone à 450 euros en Allemagne

O2 est en concurrence avec Vodafone, un autre Anglais. Outre Rhin, T-Mobile, firme du groupe Deutsche TeleKom, a été choisi pour travailler avec Apple, au détriment de...Vodafone.

Selon le quotidien régional Rheinische Post, T-Mobile proposera à partir du 1er novembre le portable d'Apple au prix de 450 euros, accompagné d'un abonnement. Et en France, selon le «FT», Orange tient toujours la corde. Le joujou de Steve Jobs est attendu pour l’automne en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. En ciblant le leader de chaque pays, Apple veut toucher le plus de client possible.

La chasse aux abonnés

L’iPhone est devenu l’enjeu numéro 1 pour les opérateurs. Sur les 500.000 portables écoulés en un week-end aux Etats-Unis, AT&T a glané pas moins de 250.000 nouveaux abonnés.