Les web radios américaines se taisent

INTERNET Pour protester contre l’augmentation des droits payés aux maisons de disques...

Mohamed Najmi

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La majorité des web radios américaines coupent leur flux mardi 26 juin 2007. Le collectif SaveNetRadio veut frapper les esprits du Congrès américain.
La majorité des web radios américaines coupent leur flux mardi 26 juin 2007. Le collectif SaveNetRadio veut frapper les esprits du Congrès américain. — DR

Silence! La plupart des web radios américaines sont muettes ce mardi. Yahoo Launch, Real (Rhapsody), Accuradio, Live365, MTV, rassemblées au sein du collectif «SaveNetRadio» (sauver les radios du Net), coupent leurs flux pour protester contre l’augmentation de la redevance payée aux maisons de disques.

Toujours plus

Face à l’explosion des radios sur le Net américain, le «Copyright royalty board» (CRB), un organisme qui gère la question des droits musicaux aux Etats-Unis, a décidé il y a quelques mois d’augmenter les royalties, c’est-à-dire le pourcentage accordé aux artistes par l’industrie musicale sur la vente et l’exploitation de leurs œuvres et leurs dérivé. Cette hausse est rétroactive sur les 17 derniers mois d’exploitation. Elle entrera en vigueur dès le 15 juillet et sera progressive jusqu’en 2010.

En plus d’une taxe de 500 dollars (371 euros) par canal — certaines stations possèdent plusieurs canaux de diffusions — les web radios doivent payer en plus une taxe par chanson écoutée et une autre par utilisateur.

Last.fm pas solidaire

Selon les portails protestataires, ce système de redevance remet en question «l’existence même» de l’industrie des radios sur le Web. Le collectif «SaveNetRadio» déplore ainsi que «les royalties demandées correspondent à 100% du chiffres d’affaires des web radios.» Pour les défendre, «SaveNetRadio» appelle les «millions de net-auditeurs à «contacter leurs représentants au Congrès pour les interpeller».

Une web radio, et non la moindre, ne participera pas au mouvement: il s’agit de Last.fm. Le portail, acheté à prix d’or par la chaîne de télévision CBS, continuer à diffuser. Une absence que TechCrunch.com explique ansi: «CBS/Last.fm a assez de ressources pour pouvoir payer ces droits.» Ce qui fait dire aux mauvaises langues que CBS joue sur la fragilité de ses concurrents pour truster la diffusion musicale sur la Toile.