Le Redmi Note 2 coûte six fois moins que le Galaxy Note 5 de Samsung

SMARTPHONE Le fabricant chinois Xiaomi casse un peu plus les prix...

P.B.

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Xiaomi a dévoilé son Redmi Note 2 le 13 août 2015.
Xiaomi a dévoilé son Redmi Note 2 le 13 août 2015. — XIAOMI

Est-ce la fin des smartphones Android à 800 euros ? Dur de ne pas se poser la question, jeudi, après les annonces de Samsung et de Xiaomi. D’un côté, le fabricant coréen a dévoilé ses derniers-nés haut de gamme, le Galaxy Note 5 (qui ne sera pas vendu en Europe) et le S6 Edge+, commercialisés autour de 800 dollars. De l’autre, le constructeur chinois a dégainé un Redmi Note 2 à moins de 125 dollars.

Certes, à ce prix fracassé, le Redmi Note 2 propose des caractéristiques (détail ici) un peu plus modestes. Mais elles correspondent à ce que l’on trouve habituellement dans le milieu de gamme, à un tarif bien plus attractif. Contrairement au Moto G, l’écran de 5,5 pouces passe en effet au full HD (1920x1080 pixels). Et à la différence du Galaxy Note 5, il propose une batterie amovible (3.060 mAh) et un port micro-SD pour étendre la mémoire. Le boîtier est en plastique mais reste compact, à 8,25 mm d’épaisseur. Enfin, la puce Mediatek octocore est la même que celle du HTC One M9+, vendu 600 euros.

La fin des smartphones subventionnés dans les abonnements

Xiaomi va commercialiser son dernier bébé dès la semaine prochaine en Chine, avant de passer à l’assaut du reste de l’Asie dans les mois prochains. Pour le moment, rien n’a été annoncé pour l’Occident, et ses smartphones ne sont pas disponibles sur sa boutique Mi store. Il est possible de passer par d’autres revendeurs mais il faut faire attention à la contrefaçon et aux bandes de fréquence, pas toujours compatibles avec la 4G LTE française.

Alors que les résultats de Samsung sont à la baisse depuis sept trimestres consécutifs, Apple est-il le dernier fabricant à pouvoir vendre des smartphones au prix fort? «Cela devient compliqué de se différencier pour un smartphone et de justifier un prix à 600 ou 800 dollars», confirme l'analyste de Gartner, Van Baker. Il relève que même aux Etats-Unis, la tendance est à la fin des ventes subventionnées, avec des abonnements moins chers mais des smartphones qui se paient plein pot. Selon lui, «cela va mettre la pression sur le haut de gamme. Y compris sur Apple».