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Uber critiqué par l’UFC-Que Choisir pour ses conditions contractuelles

Uber critiqué par l’UFC-Que Choisir pour ses conditions contractuelles

APPLICATIONL’association menace de saisir la justice si la société de VTC ne modifie pas ses contrats…
Joel Metreau

J.M.

Alors qu’Uber entend se déployer sur une soixantaine de villes en France, UFC-Que Choisir a épluché les contrats de la société et a « mis en demeure cette dernière de modifier bon nombre de clauses que l’association considère abusives ou illicites. » L’association relève d’abord que la création d’un compte Uber « emporte acceptation générale et absolue des documents contractuels par les futurs utilisateurs ». Problème : aucun de ces documents ne figure dans l’e-mail de confirmation envoyé au consommateur. Du coup, Uber peut les modifier à son gré.

Des utilisateurs traqués par géolocalisation

Autre souci : « En cas d’une inexécution contractuelle, c’est sans rougir qu’Uber prévoit que sa responsabilité globale "n’excédera jamais un montant de 500 euros" », relève l’UFC-Que Choisir. De plus, Uber s’exonère de sa responsabilité en cas « de dommages causés par des logiciels malveillants, des virus ». Problème : en cas de piratage ou d’une faille de sécurité de l’application, en quoi l’utilisateur est-il responsable ? Pas grand-chose en fait.

Le troisième cas litigieux concerne les données personnelles. Motif le plus inquiétant : « Uber pourra connaître en permanence, la position géographique de ses utilisateurs, que l’application soit utilisée ou qu’elle tourne en arrière-plan. » La populaire application d’Uber sur téléphone mobile permet d’entrer en relation avec des VTC (voiture de transport avec chauffeur) classiques, mais aussi, via UberPOP, avec des véhicules dont les conducteurs sont de simples particuliers.