Monputeaux.com relaxé

INTERNET Le blogueur Christophe Grébert gagne une nouvelle fois un procès face à la mairie de Puteaux qu'il avait critiqué sur son site...

AFP

— 

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi un blogueur, Christophe Grébert, poursuivi en diffamation par la mairie de Puteaux (Hauts-de-Seine), dans un des tout premiers jugements consacrés à ces nouveaux espaces d'expression sur internet.
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi un blogueur, Christophe Grébert, poursuivi en diffamation par la mairie de Puteaux (Hauts-de-Seine), dans un des tout premiers jugements consacrés à ces nouveaux espaces d'expression sur internet. — Bertrand Guay AFP/Archives
«Ça fait quatre à zéro», a tout simplement lâché Christophe Grébert après la décision de la cour d'appel de paris de le relaxer. Histoire de rappeler qu'il vient de gagner encore une fois un procès contre la mairie de Puteaux.

Mercredi, la cour d'appel de Paris n'a donc rien retenu contre le journaliste-blogueur. Il était poursuivi en diffamation pour avoir mis en cause sur son site personnel,
monputeaux.com, en 2004 la mauvaise gestion de la municipalité UMP de Puteaux (Hauts-de-Seine).

La cour d'appel a donc confirmé le jugement rendu en première instance en mars 2006. La cour avait relaxé le journaliste mais aussi le Parisien. Le journaliste s'était inspiré d'un article du quotidien pour rapporter des pratiques douteuses à la mairie de Puteaux.

La municipalité dirigée par la famille Ceccaldi-Raynaud (aujourd'hui la fille Joëlle, à l'époque le père Charles) avait décidé de porter plainte, jugeant ces affirmations diffamatoires. Et en 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait justifié la première relaxe en relevant  que Christophe Grébert», en s'appuyant sur l'article du Parisien et en le publiant sur son blog, «n'était pas tenu de se livrer à une enquête complète et la plus objective possible sur les faits qu'il évoquait».

Les Ceccaldi perdants

La relaxe du blogueur vient quelques semaines après une autre «victoire». En avril, la cour d'appel de Versailles avait confirmé la condamnation de Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud à 2.500 euros d'amende chacun, respectivement pour diffamation et complicité. Ils avaient insinué dans une lettre publiée sur le site de la mairie que Christophe Grébert était pédophile.