Menace de grève à la Nasa
ESPACE – A quelques jours seulement du lancement de la navette Atlantis, des manutentionnaires de Cap Canaveral (Floride) veulent interrompre le travail...Mohamed NAJMI
Ils sont 569 salariés syndiqués. Ils travaillent pour l’agence spatiale américaine et menacent de faire grève cette semaine. Problème: vendredi, la navette Atlantis doit emmener à partir de Cap Canaveral sept astronautes à bord de la station spatiale internationale.
Amélioration des retraites
Pourquoi ce mouvement d’humeur? Les salariés sont déçus par les propositions en matière de retraite et de protection médicale de leur employeur et sous-traitant de la Nasa, «United Space Alliance». Des prestations sociales qui aux Etats-Unis sont gérées par les entreprises.
Le nombre des grévistes potentiels est une goûte d’eau par rapport aux 17.000 personnes qui oeuvrent au Centre spatial John Fitzgerald Kennedy mais cette grève pourrait compliquer les opérations de la Nasa puisqu’il s’agit pour la plupart de manutentionnaires. Leurs tâches: préparer la navette sur le pas de tir en manipulant les remorqueurs et les grues. Sans oublier les tâches d’approvisionnements de la navette.
Le vol aura lieu
Pour l’instant la Nasa minimise les menaces des «569». Selon l’agence américaine, «la grève ne devrait pas affecter le lancement d’Atlantis». Et d’ajouter: «ces salariés n’ont pas de rôle important dans la gestion du tir. En cas de besoin nous ferons appel à des travailleurs non syndiqués pour les opérations». Ce qui laisse les syndicats plutôt dubitatifs. Selon Johnny Walker, représentant de l’association des ouvriers de l’aérospatiale: «conduire les remorqueurs ou les grues ne s’improvise pas. Il a fallu des années à nos gars pour pouvoir tout maîtriser.»



















