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Protection de la vie privée: Google dans le collimateur de l'Europe

Protection de la vie privée: Google dans le collimateur de l'Europe

DONNEES PERSONNELLESUn comité d'experts européens s'alarme de la durée de conservation des données personnelles par le numéro 1 des moteurs...
JH

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A chaque fois que vous effectuez une recherche sur Google , le moteur de recherche collecte des informations sur vos goûts, vos centres d'intérêt, vos sites préférés, vos choix politiques… Ces différentes données sont susceptibles d'être utilisées par des tiers, comme les publicitaires.


Mieux — ou pire, l’ambition suprême de Google serait de pouvoir fournir à ses utilisateurs, c’est-à-dire vous, un non moins suprême service : à force d’emmagasiner des informations sur vos requêtes passées, la firme californienne imagine bientôt devancer vos envies et vos choix, pour vous conseiller quel boulot choisir, dans quel restaurant aller dîner et quoi y manger !


Ce cauchemar digne d’un livre de science-fiction de Philip K. Dick commence à inquiéter l’Union européenne, notamment le «groupe de l’article 29». Selon ce comité d'experts européens sur la protection de la vie privée qui conseille l’Union européenne, Google pourrait enfreindre les lois communautaires sur la protection de la vie privée en conservant les données relatives aux recherches effectuées par ses utilisateurs sur une période pouvant aller jusqu'à deux ans.


Le groupe a même adressé un courrier, dévoilé vendredi par le Financial Times, aux dirigeants du premier moteur mondial de recherche sur l’Internet pour signifier son inquiétude. «Leurs préoccupations portent sur la conservation des données concernant les recherches effectuées par les utilisateurs pendant une période allant de 18 à 24 mois», a expliqué une porte-parole de Google en France.


Cette dernière a souligné que le moteur de recherche, de sa propre initiative, avait décidé de limiter à deux ans au maximum la période de conservation des données personnelles de ses utilisateurs, alors que jusqu'ici la firme américaine n'avait défini aucune limite. Parmi ces données se trouvent le terme de la recherche, mais aussi l’adresse du serveur et parfois des données plus personnelles encore. Google possède également les informations personnelles collectées avec l’accord de ses utilisateurs de ses services (Gmail, outils de blogs, etc).


Pour sa défense, le moteur avance des raisons de sécurité. Ce que refuse de croire un membre norvégien du comité pour qui cette période reste trop longue. Et ce n'est pas le rachat par Google d'une société de biotech propose des tests ADN pas chers pour obtenir des informations sur votre état de santé qui va rassurer!


Peter Fleischer, qui conseille Google sur ces questions, s’est engagé «à mettre en place un dialogue constructif avec les instances concernées par la question de la protection des données personnelles, y compris le groupe de l'article 29, sur la façon d'améliorer les pratiques dans ce domaine dans l'intérêt des utilisateurs de Google et de l'ensemble des internautes».


Avant de prendre rendez-vous pour juin, Fleischer a dénoncé ses petits camarades de Yahoo ! et Microsoft qui selon lui n’ont pas déclaré de temps limite de conservation.