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VIDEO. L'US Navy invente l'essaim de drones militaires

VIDEO. L'US Navy invente l'essaim de drones militaires

DEFENSELes prototypes, propulsés comme des missiles, sont déjà capables de réaliser des vols synchronisés et autonomes...
Nicolas Bégasse

N.Bg.

Le futur des conflits militaires passe par la haute technologie, et la Marine américaine (US Navy) en apporte une nouvelle illustration cette semaine en dévoilant son projet d’essaim de drones à usage offensif et défensif.

Le système est baptisé LOCUST, un acronyme qui signifie «Technologie d’essaim de drones à bas coût», mais aussi un mot qui veut dire sauterelle, ou criquet. Et si cette dénomination est un peu inquiétante, menées par le Bureau de recherches en sciences et technologie de la Marine américaine (ONR), mise en ligne mardi, a de quoi faire ressentir une légère angoisse.



On y voit d’abord le lancement, tel une torpille, d’un drone qui déploie immédiatement ses ailes. Ce lanceur est censé pouvoir expulser plusieurs drones successivement et rapidement, qui voleront, comme le montre la vidéo à partir de 0’35’’, de façon autonome et synchronisée: «La nouveauté de cette technologie est qu’elle utilise le partage d’informations entre les drones, permettant un comportement collaboratif et autonome dans des missions défensives et offensives», explique l’ONR.

Vol synchronisé des drones autonomes.

Frappes aériennes «à faibles dommages collatéraux»

Des missions qui pourraient prendre la forme d’actions de reconnaissance ou de frappes aériennes «à faibles dommages collatéraux», illustre la fin de la vidéo, en images de synthèse cette fois. Lors de ces missions, dont les premières démonstrations grandeur nature commenceront en 2016, cet essaim de drones représentera «un avantage tactique décisif», se félicite l’ONR. Embarqués sur des navires, des véhicules terrestres ou des avions, les drones et leur lanceur permettront de «multiplier notre capacité en combat tout en diminuant le risque pour les personnels militaires», souligne le chef du projet.

Et en plus, ce sera moins cher, un seul avion de combat coûtant toujours plus cher que des centaines de ces petits drones. Tout en assurant qu’«un tel niveau de vol en essaim autonome n’a jamais été atteint jusqu’ici», le Bureau de recherches de la Marine américaine précise qu’il y aura toujours un humain pour surveiller la mission des drones et prendre le contrôle en cas de besoin. Nous voilà rassurés.