MySpace veut bien nettoyer, mais pas dénoncer…

— 

Le site américain MySpace.com, deuxième portail le plus populaire aux Etats-Unis derrière Yahoo!, vire au phénomène de l'internet bien au-delà des frontières de son pays natal.
Le site américain MySpace.com, deuxième portail le plus populaire aux Etats-Unis derrière Yahoo!, vire au phénomène de l'internet bien au-delà des frontières de son pays natal. — Nicholas Kamm AFP

Le site MySpace a indiqué mardi qu'il s'attelait à repérer les internautes ayant un passé de délinquants sexuels, mais que la loi lui interdisait de révéler l'identité de ces utilisateurs à la justice.

Lundi, les procureurs généraux de huit Etats américains avaient demandé au site de socialisation d'identifier les délinquants sexuels qui fréquentent son réseau largement destiné aux jeunes.

«Nous faisons tout ce que la loi nous permet pour s'assurer que les informations sur ces prédateurs parviennent aux autorités compétentes», a déclaré le responsable des questions de sécurité de MySpace, Hemanshu Nigam.

Interdit par la loi fédérale

«Plusieurs procureurs généraux nous ont demandé de leur donner les noms des délinquants sexuels; la loi fédérale et des Etats nous interdit malheureusement de le faire.»

MySpace, contrôlé par le groupe News Corporation, a indiqué qu'il commençait à contrôler et à filtrer ses membres au moyen d'une base de données répertoriant les délinquants sexuels fichés.

135 millions de membres

MySpace, le site le plus fréquenté des Etats-Unis et qui revendique pas moins de 135 millions de membres dans le monde, a lancé ce mois-ci un logiciel qui identifie les délinquants sexuels connus et efface leurs pages.

Le site milite pour une loi fédérale exigeant que les repris de justice condamnés pour agressions sexuelles soient contraints de délivrer leurs adresses e-mail afin de les détecter plus facilement lors de leur adhésion à des sites fréquentés par des jeunes.