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Au menu, carcasse de chèvre et soupe d’entrailles

Au menu, carcasse de chèvre et soupe d’entrailles

JEU VIDEOPolémique après la soirée de lancement du «God of War» de Sony …
C. Fil.

C. Fil.

C’est le dernier débat qui anime les passionnés et les détracteurs de jeux vidéos. Sony est-il allé trop loin lors de sa soirée de lancement du jeu vidéo «God of War II», le 1er mars dernier?


La soirée, qui se passait Athènes, avait rassemblé une vingtaine de journalistes européens sur le thème de nouveau jeu vidéo de Sony, qualifié de «brutal et sans limite» par Gamekult, sur décor de la Grèce antique. A cet effet les organisateurs mettent en scène le sacrifice une chèvre, (l’animal avait préalablement été abattu chez un boucher local). Et pour parfaire le tableau, les journalistes sont invités à déguster des plats présentés comme des entrailles de la bête décapitée.


Magazine retiré des kiosques


L’événement passe inaperçu jusqu’à ce que le tabloïd britannique «Daily Mail» tombe sur les photos de la soirée publiées dans le magazine officiel de Playstation. Le «Mail» en fait la une de son édition dominicale. Pas de chance pour Sony qui avait, dès le vendredi, retiré des kiosques le magazine afin d’en supprimer les fameuses photos. Seuls les abonnés ont eu en main la première version du magazine, non censurée.


Le mal est fait et l’article du «Mail» est relayé par CNN, FoxNews et le «Guardian».


De la soupe aux entrailles


Nick Sharples, directeur des communications aux entreprises de Sony Europe, s’est exprimé sur le site Kotaku.com pour défendre la version de l’histoire par Sony. S’il présente ses excuses, au nom de la société, aux personnes offensées par la publication des photos, il explique aussi que l’article du magazine «Playstation» a été écrit par un journaliste qui n’était pas présent à la soirée de lancement du jeu et qui s’est uniquement inspiré des photos et de l’invitation.


Sharples a tenu à préciser que, contrairement à ce qu’insinuait l’article, personne n’avait été autorisé à toucher la carcasse de la chèvre, ni manger directement dedans, et que les entrailles simulées de l’animal étaient en fait des bols de soupe à la viande traditionnelle grecque.


«Nous reconnaissons que l’utilisation d’une chèvre morte était de mauvais goût et bien au dessous de notre niveau d’exigence. Nous menons une enquête sur les circonstances de l’événement, afin qu’il ne se reproduise jamais».