My Link: Comment ce petit boîtier peut vous sauver la vie

OBJETS CONNECTES Ce boîtier d’alerte sert de système d’alarme personnelle: en cas de disparition, accident, choc ou inanition, il prévient instantanément les secours...

Christophe Séfrin

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Un boîtier de 35 g pour alerter les secours où que l'on soit dans le monde.
Un boîtier de 35 g pour alerter les secours où que l'on soit dans le monde. — MY ANGEL

Grâce aux objets connectés, les usages se développent dans la sécurité.

La société française My Angel lance son boîtier d’alerte pour tous.

Il se destine à tous: enfants, séniors, joggeuses, skieurs, deux-roues…

Non, les boîtiers d’alarme ne sont pas uniquement destinés aux seniors! Chacun peut en avoir besoin au quotidien. Tel fut le postulat de Lionel Brunnengreber, ingénieur spécialisé en Défense et Sécurité, lorsqu’il y a 2 ans, un violeur en série sévissait sur les campus lyonnais. «J’avais alors imaginé un bouton d’alerte temporaire qui pourrait être confié à une population précise par les forces de l’ordre, mais l’idée ne paraissait pas viable», rappelle le fondateur de My Angel dont le boîtier d’alerte My Link est désormais disponible.

Des interventions rapides

L’idée originelle s’est donc développée. Embarquant un GPS et une carte SIM, MyLink est compatible avec les quatre opérateurs de téléphonie français (et 600 dans le monde), et ce, sans abonnement spécifique. Autour du cou ou à la ceinture, le boîtier (4 x 7 x 1 cm pour 35 g) intègre deux boutons sur lesquels il suffit d’appuyer à l’aveugle pour donner une alerte. Un détecteur de choc violent est également à bord. Pratique pour les deux roues, par exemple. Le boîtier détecte aussi l’immobilité prolongée. Quel que soit le cas, My Link avertit une plateforme spécialisée qui géolocalisera l’utilisateur. Pour cela, My Angel travaille avec le réseau Aquila et ses 5000 intervenants qui se déplaceront. «88% de la population est couverte en moins d’une heure, 50% entre 15 à 20 minutes», précise Lionel Brunnengreber. Et selon la situation, la plateforme de télésurveillance alertera éventuellement les pompiers.

Pas de flicage familial

Budget: 149 euros le boîtier, assorti de différentes formules d’abonnement sans engagement débutant à 9 euros par mois, ce qui n’est pas forcément donné, ou 7 euros par mois avec un engagement de 2 ans… Assemblé à Besançon (Doubs), My Link ne dégage aucune onde. Ce n’est que lorsqu’il est activé (ou qu’il se met en route à la suite d’un accident) qu’il se connecte au réseau. «Il ne peut donc pas être tenu pour un outil d’espionnage familial», précise son créateur. Qui rassure: «Nous luttons contre deux préjugés: le "GPS-flicage" et l’objet connecté qui publie sur Facebook