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Et la politesse sur les blogs, bordel!
INTERNET – Les papas du web 2.0 et de Wikipédia livrent un embryon de «code de bonne conduite»…Philippe Berry
Insultes, querelles, règlements de compte… Parfois, la vie sur les blogs se situe quelque part entre la cour de récréation et Dallas. Avec, parfois, de vrais dérapages, comme dans «l’affaire» Kathy Sierra, une blogueuse américaine qui a fait l’objet d’injures sexistes et de menaces de morts. L’événement, qui a mis en émoi la blogosphère ces dernières semaines, a poussé Tim O’Reilly, le papa du «web 2.0» – enfin de la formule Web 2.0– à rédiger un embryon de «code de conduite» des blogueurs.
A enrichir et amender
Tim O’Reilly fait dans le collaboratif. Il s’est inspiré de la charte de blogHer (une communauté de blogueuse) et vous pouvez apporter votre touche sur son blog, ou sur le wiki créé par Jimmy Wales, le co-fondateur de Wikipédia. Pour l’instant, six commandements du bon blogueur:
1. Nous assumons la responsabilité de nos propos et des commentaires publiés sur nos blogs
2. Nous ne dirons rien en ligne que nous n’aurions dit de visu
3. Nous contactons d’abord quelqu’un en privé avant de répondre publiquement (en cas de conflit)
4. Lorsqu’une personne est attaquée injustement, nous réagissons (d’abord en essayant d’obtenir des excuses, puis avec la possibilité de coopérer avec les autorités en cas de menace)
5. Nous n’autorisons pas les commentaires anonymes
6. Nous ignorons les trolls (les emmerdeurs/provocateurs)
Levée de boucliers des barons
La réaction des barons de la blogosphère américaine ne s’est pas fait attendre. Michael Arrington, de TechCrunch, explique qu’un «code généralisé de bonne conduite» l’effraie «encore plus que les commentaires haineux» et qu’il n’a «certainement pas l’intention de mettre un sticker» sur son blog pour montrer qu’il respecte une charte. Robert Scoble, qui avait arrêté de bloguer pendant quelques jours en soutien à Kathy Sierra, n’est pas plus séduit. Sur son blog, l’ancien de Microsoft écrit avoir dit au «New York Times» que davantage de règles pour encadrer la liberté d’expression lui donnerait l’impression «de vivre en Iran».



















