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Votre mission si vous l'acceptez: être président
INTERVIEW – Dans «Mission-President: Geopolitical Simulator», le joueur...Propos recueillis par Philippe Berry
Augmenter le salaire des professeurs, changer de Premier ministre ou déclarer la guerre à un pays… Dans «Mission-Président: Geopolitical Simulator», le joueur se glisse dans la peau d’un chef d’Etat. Entretien avec le concepteur du jeu, André, Roques, du studio français Eversim, à moins d’un mois de sa sortie, prévue le 9 mars.
Quel est le principe exact de Mission-Président?
C’est un jeu de simulation où le joueur incarne le chef d’Etat d’un des 170 pays disponibles. Augmenter le salaire des professeurs, changer son Premier ministre, déclarer la guerre à un pays… Le moteur du jeu calcule l’impact de chaque décision prise par le joueur, à la fois sur sa popularité mais surtout sur l’environnement extérieur.
La carte du monde est en 3D, tout comme les phases de combats. Mais le joueur passe la majorité de son temps devant des écrans successifs à faire des choix. Il doit tenter de rester au pouvoir le plus longtemps possible, mais il peut se lancer dans des scénarios (sur fond de problèmes environnementaux, de crise énergétique, de menace terroriste…)
Quelles limites avez-vous fixé?
Le joueur peut à peu près tout faire: assassiner un chef d’Etat, rayer un pays de la carte, devenir un dictateur... Mais il y a des conséquences. Les autres pays peuvent se liguer contre lui, sa popularité baisser, le peuple se soulever. Nous avons malgré tout fixé des limites de bon sens, comme l’impossibilité de créer des camps de concentrations.
Croise-t-on George W. Bush ou Mahmoud Ahmadinejad dans le jeu?
Oui et non. Tous les noms sont fictifs mais l’âge des présidents ou leur orientation politique colle à la réalité, tout comme les relations entre les pays en début de partie. On trouve un dictateur en Corée-du-nord, certains pays soutiennent naturellement Israël, d’autres pas.
Avez-vous eu recours à des consultants parmi des politiques français?
Non, nous n’avons utilisé des consultants qu’en économie. L’OMC, c’est horriblement compliqué. Mais pour le reste, l’immense majorité des informations provient des bases de données librement consultables ou de recherches, que ce soit sur le nombre d’employés de la CIA, de sous-marins nucléaires, ou sur la localisation des bases militaires des principaux pays.
Le jeu commence en 2007. Vous avez dû faire de la prospective?
Complètement. Les scénarios vont d’aujourd’hui jusqu’à 2025. Nous avons intégré des découvertes scientifiques, d’une molécule qui empêche la chute des cheveux à la fusion froide ou au clonage. Avec leurs impacts sur l’économie et la société. Mon grand regret est d’avoir dû laisser tomber une grande partie de l’impact de l’exploration spatiale. Mais le développement du jeu était déjà assez complexe comme ça.
Sera-t-il possible de jouer en réseau?
Seulement pour la partie wargame. En revanche, nous voulons créer un univers persistant sur le principe d’un MMO (jeu vidéo en ligne massivement multijoueur, ndlr) d’ici à la fin 2007. 170 joueurs, et chacun incarnera un chef d’état différent. Le grand changement, c’est que PC éteint, le monde continue de tourner!
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