«The Elder Scrolls Online», un MMORPG solide, qui aurait gagné à être plus engageant

JEU VIDEO «The Elder Scrolls Online» est sorti sur Mac et PC avant de trouver en juin le chemin des consoles Xbox One et PS4...

Joel Metreau

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Un artwork du jeu vidéo en ligne "Elder Scrolls Online".
Un artwork du jeu vidéo en ligne "Elder Scrolls Online". — Bethesda

En annonçant que «The Elder Scrolls» allait être transposé dans une version en ligne, l'éditeur Bethesda a illico suscité un engouement et beaucoup de curiosité. Car «The Elder Scrolls», c'est une saga d'heroic fantasy qui remonte presque à des temps vidéoludiques anciens.

Immenses mondes ouverts à explorer

Depuis le premier de la série il y a vingt ans, la saga a su bâtir tout un arrière-plan foisonnant et des histoires riches sur lequel peut ausément s'appuyer un MMORPG, Massive multiplayer online role playing game) ou de jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs. Déjà, les deux derniers épisodes, «Oblivion» et surtout le magnifique «Skyrim» (2011), proposait d'immenses mondes ouverts à explorer. Il paraissait évident de porter le monde de Tamriel, ses paysages âpres, ses villes médiévales et ses trônes de fer, dans une expérience multijoueurs.

En terrain connu pour les habitués

Les habitués des MMORPG seront loin d'être dépaysés. Prenant les débutants par la main et laissant du champ libre aux joueurs confirmés, «The Elder Scrolls Online» adopte les mécaniques propres au genre: quêtes, artisanat, combats, avatar à faire monter de niveau. Ce dernier va pouvoir être choisi parmi trois factions et neuf races (elfes noirs, rougegardes, argoniens...), une personnalisation bien accentuée par les arbres de talent. Ils sont suffisamment bien conçus pour s'adapter en fonction de son style de jeu. La progression des compétences est bien vue: elles se renforcent plus rapidement lorsqu'on s'en sert.

Un manque de convivialité

Dès le début, même si l'on croise les autres joueurs, on a plutôt l'impression d'évoluer seul, car l'aventure n'incite pas à la convivialité. «The Elder Scrolls Online» a du mal à rompre avec ses origines, passant à côté de l'expérience sociale qu'on attend de ce type de jeu. Les quêtes auraient pu inciter à davantage s'associer avec des joueurs croisés au hasard. On nous incite plutôt à abattre seul les quêtes, dans des missions qui consistent souvent à tuer des ennemis à la chaîne. Pour ce qui est des combats, ils manquent d'intensité et d'un aspect stratégique. Heureusement le monde est suffisamment vaste pour avoir envie de le découvrir.

C'étai un pari gonflé qu'a fait Bethesda en se lançant dans un MMORPG. Car depuis le phénoménal «World of Warcraft», beaucoup de titres se sont succédé avec un accueil inégal. Mais surtout beaucoup sont passés à la formule du free-to-play en cours de route: «Age of Conan: Hyborian Adventures», «Aion: The Tower of Eternity » et même «Star Wars: Knights of The Old Republic», pourtant franchise très connue. Un jeu comme «Guild Wars 2», lui, avait carrément renoncé à tout système d'abonnement. Pour «The Elder Scrolls Online», il faudra donc débourser environ 37€, puis une dizaine d'euros par mois. Le jeu devrait également sortir en juin sur les consoles Xbox One et PlayStation 4.