La French tech veut imposer sa touch au festival SXSW

HIGH-TECH La délégation française compte 10 startups qui vont tenter de séduire les investisseurs et les visiteurs du festival texan...

P.B.
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Le patron de Tesla Motors, Elon Musk, au festival SXSW 2013.
Le patron de Tesla Motors, Elon Musk, au festival SXSW 2013. — SXSW

C'est sans doute le rendez-vous le plus branché de la planète. A partir de vendredi, le festival SXSW («South by Southwest») prend ses quartiers à Austin jusqu'au 16 mars. Et une délégation de dix startups françaises veut montrer qu'il n'y a pas qu'au Texas que tout est plus grand.

Essentiellement centré sur la musique et le cinéma à ses débuts dans les années 80, SXSW s'est élargi à l’interactif en 1994. Mais c'est surtout depuis le milieu des années 2000 qu'il est devenu un événement Web et mobile. C'est notamment là que Twitter et Foursquare avaient décollé en 2007 et 2009 en étant adoptés par de nombreux participants.

C'est la première fois cette année que la France envoie une délégation officielle rassemblée sous la bannière French Tech, sous le parrainage coordonné des services culturels de l'ambassade et d'Ubifrance, l'agence pour le développement international des entreprises tricolores. L'offensive intervient moins de trois semaines après l'inauguration de l'incubateur de startups French Tech Hub de San Francisco, par François Hollande.

Musique, éducation et social

Sélectionnées par un jury d'experts, les dix startups tenteront de séduire les 30.000 visiteurs parmi lesquels se trouvent de nombreux investisseurs californiens venus dénicher de nouvelles pépites. Les Français attaquent sur cinq fronts:

  • la musique, avec Evergig, une plateforme de partage de vidéos de concert, Whyd, un agrégateur musical, Qobuz, un service de streaming en haute qualité et Sounderbox, un outil de création musicale collaboratif.
  • l'éducation, avec Meludia, qui mise sur les sensations et les émotions pour apprendre et Openclassroom, qui propose 800 cours gratuits en ligne.
  • le créatif, avec Intuilab, pour créer des présentations interactives sans savoir coder et Djehouti, un outil pour blogueurs et journalistes.
  • le business avec Azendoo, spécialiste de la gestion du travail collaboratif.
  • le social, avec Bobler, un réseau d'un nouveau genre centré sur des messages vocaux.

Ces startups tricolores ont-elles une chance de se faire entendre dans le brouhaha texan? Dur à dire. Cette année, quatre tendances semblent se détacher: la protection de la vie privée, avec des interventions d'Edward Snowden et de Julian Assange, l'ère du contexte, avec l'émergence d'assistants intelligents, l'explosion des apps liées au «wearable» (l'électronique à porter) et à la santé, ainsi que l'avènement de l'Internet des objets, où tout se connecte. Out of touch, les Frenchies?