«GTA Online», le monde ouvert et persistant de «Grand Theft Auto V»

Joël Métreau
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«Grand Theft Auto Online», le mode multijoueurs de «Grand Theft Auto V»
«Grand Theft Auto Online», le mode multijoueurs de «Grand Theft Auto V» — Rockstar

Trois jours après sa sortie «Grand Theft Auto V» (sur Xbox 360 et PS3) avait ramassé un milliard de dollars de recettes. Un record pour un produit culturel, de surcroît un jeu vidéo. En comparaison, le blockbuster «Call Of Duty: Black Ops II», sorti l’an passé, avait atteint ce chiffre quinze jours après sa sortie. Mais le jeu de tir militaire était sorti directement avec son mode multijoueur.  Pas le jeu d’action de Rockstar.  «Nous voulons que ce jeu soit une entité différente, quelque chose de séparé, et il évoluera par soi-même. Ce sera "GTA Online ", cela ne fait pas partie de "GTA V " », assénait en août dernier Leslie Benzies, directeur de Rockstar North, à Computer and Videogames.

Accessible gratuitement via le menu du jeu

Que les possesseurs de «GTA V» sur les consoles de salon Xbox 360 et PS3 se rassurent, il ne s’agit pas de remettre la main à la poche. Le 1er octobre, sur un fuseau horaire américain, «Grand Theft Auto Online» sera accessible gratuitement via le menu du «GTA V». Et là, on n’incarne plus les trois anti-héros Trevor, Franklin et Michael, mais on y crée son avatar (même aux traits féminins, tant mieuxf) pour arpenter librement  l’immense environnement, cette ville de Los Santos et ses environs, présent dans «Grand Theft Auto V».

 Mais pourquoi ne pas avoir intégré «Grand Theft Auto Online» à la sortie de GTA V, le 17 septembre dernier?  Pour Dan Houser, coprésident de Rockstar Games, interrogé par Polygon, «un jeu multijoueur bien réalisé attire clairement un gros public, mais pas autant qu’un jeu solo».  La prime au solo donc, explique-t-il, insistant sur son souhait de voir distinguer les deux expériences, solo et multi, que l’une ne phagocyte pas l’autre.  Il eut été agaçant pour Rockstar de voir sacrifier les aventures des trois gangsters et ses dizaines d’heures de jeu, au profit du mode en ligne.

Créer l’événement

Dan Houser admet aussi que pour ce jeu énorme, «essayer de terminer les deux composantes pour le même jour aurait entraîné un compromis dans la qualité». Un perfectionnisme qui dissimule peut-être un retard sur le planning. Les deux précédents hits de Rockstar («Grand Theft Auto IV» et «Red Dead Redemption») ne sont pas restés dans les mémoires pour leur mode multijoueur. Autant polir l’expérience. En tout cas, cette sortie décalée s’intègre bien dans la stratégie marketing de Rockstar autour de la franchise «GTA»: créer l’événement.

Pour  exploiter l’immense monde ouvert, Rockstar promet avec «Grand Theft Auto Online» un contenu qui évoluera par des mises à jour régulières, jusque dans les prochains mois. Le développeur prévient toutefois que les joueurs risquent d’éprouver des difficultés les premiers jours et implore leur clémence:  Il y aura «des bugs, des plantages, des choses bizarres, des modes de gameplay et des mécaniques qui auront besoin d'être rééquilibrer», avertit-il sur son site. Parallèlement des serveurs ont été ajoutés pour faire face au «nombre de joueurs plus élevé que prévu».

Jusqu’à seize en ligne

Concrètement, avec «Grand Theft Auto Online», les joueurs pourront se retrouver jusqu’à 16 en ligne en se livrant à diverses activités déjà présentes dans le jeu original: réaliser des matchs de tennis,  faire un parcours de golf ou sauter en parachute. Mais aussi de nouvelles missions.  Il  s’en trouverait  plus de 500 missions, réalisables en solo ou en équipe, selon le numéro d’octobre de Game Informer magazine. Parmi celles,  les plus attendues, celles de braquage ne seront pas disponibles dès le 1er octobre.  Les fans de travail d’équipe devront se replier sur «Payday 2» sorti au mois de septembre. Ou alors se distraire en éditant et en partageant leurs propres cartes de «matchs à mort» ou de courses de véhicules.

Comme dans le jeu original, il s’agit de gagner de l’argent, des voitures et des propriétés.  Mais un des aspects critiqués de «Grand Theft Auto Online», avant même sa sortie, c’est le système de micro-transactions, où les joueurs pressés de dépenser leur argent virtuel, pourront en acheter contre de vraies espèces.  Pas d’inquiétude, les mises à jour, elles, resteront gratuites.

Et vous? Allez-vous jouer à «Grand Theft Auto Online» ?