«Je revendrai mes trois téléphones pour me payer l'iPhone 5»

TÉMOIGNAGES lors qu'Apple vient comme chaque année de sortir son nouveau téléphone, les internautes de «20 Minutes» sont-ils prêts à changer si souvent de mobile?...

Témoignages édités par Christine Laemmel

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L'iPhone 5 a été présenté par Apple le 12 septembre 2012.
L'iPhone 5 a été présenté par Apple le 12 septembre 2012. — DR

Fans de smartphones les internautes? Oui, pour la plupart. Aficionados qui se jettent sur les dernières tendances? Pas vraiment. Plutôt raisonnés et réalistes, les internautes de 20 Minutes sont avant tout malins. Craquer pour un nouveau jouet oui, mais en trouvant le moyen de ne pas se ruiner et seulement s’il offre de vraies nouveautés.

«Je change de téléphone si une évolution m’apporte un vrai plus»

L’iPhone 5 révélé ce mercredi n’a pas bousculé la technologie de la téléphonie mobile. «Pas assez de nouveautés, d'innovation matérielle, constate Divadac. Je reste avec mon 4S et j'attends le numéro 6.» Déjà bien équipés, les internautes sont nombreux à rester dubitatifs, en grande partie parce que «ça coûte vraiment trop cher», lâche Ballon. «Mon smartphone actuel fonctionne parfaitement, enchaîne Bidou. J’en change quand je trouve des nouveautés sympas, pas indispensables forcément mais qui me sont utiles.»

Un «truc en plus» indispensable au coup de cœur pour Palomar aussi, qui confie ne pas être «fan des smartphones» mais apprécier le renouveler «quand il date un peu». «L’autonomie du téléphone» ou d’éventuelles pannes poussent Fred à changer de téléphone «tous les deux ou trois ans». «Je ne vois pas le téléphone comme un objet de mode mais comme un outil répondant à mes besoins», poursuit-il.

«Je rachète le dernier iPhone de mon fils, je revends le mien à ma mère qui donne le sien à sa sœur»

Plutôt sages, les internautes estiment la durée de vie de leur téléphone à deux ans en moyenne, comme Selenite ou Malandir par exemple. Mais ils sont avant tout tactiques, refusant de «se faire avoir». Pas question de débourser 600 euros pour un téléphone. Selon Palomar, qui prend soin de «consulter le plus d'avis possibles d'utilisateurs», avant de se décider, «les prix baissent rapidement quand l'effet de mode s'estompe». Même constat pour Chris: «Si je devais changer, je prendrais l’iPhone 4S car les prix vont chuter brutalement après la sortie du 5.»

Claudy se félicite aussi de la réussite de sa stratégie. «Je change tous les deux ans en fin d'engagement en revendant mon ancien smartphone. Pour le moment, tous mes calculs me montrent que le smartphone avec abonnement et revente de l’ancien reste encore le plus intéressant», est-elle convaincue.

Nouveau venu dans le clan des fans d’Apple, Dardevil avoue avoir attrapé le «virus iPhone avec le 3GS». Dès l’arrivée du 5 en France, pas de problème, il revendra ses trois téléphones (le 3GS, le 4 et le 4S) pour se payer le dernier né. Astuce familiale pour Eolet: «Je rachète le dernier iPhone de mon fils, je revends le mien à ma mère qui donne le sien à sa sœur. Et ça marche comme cela depuis quatre ans.»

«Se faire prendre dans l’engrenage smartphone n’est pas sans conséquence»

Ludivine et Snow n’ont pas la même lucidité. Evoquant Apple, la première lâche: «Quand on a testé, on en est dingue!» Alors pour ces deux-là, c’est changement de mobile chaque année. «Cette fois, j'ai décidé de mettre un peu plus pour avoir un iPhone. C'est un réel investissement et ça m'étonnerait que je le change de si tôt, explique Snow. Je suis tout de même nostalgique des bons vieux Nokia qu'il ne fallait pas charger tous les jours.» Ludivine, déjà passée du 4 au 4S «sans avoir noté de changement particulier», a hâte de découvrir le 5 «mais avec tout de même une étincelle de réflexion (pour une fois) avant de se jeter dessus!»

Problème de budget et phénomène presque addictif… Florian parle même d’«engrenage». «On veut un mobile toujours plus grand, toujours plus performant. Je suis entrée récemment dans l'ère de ces téléphones intelligents et j'envisage déjà d'en changer à moyen terme, toujours dans un budget serré.»

Bien que «férue de nouvelles technologies» et informaticienne, Sab regrette, elle, presque de ne pouvoir céder à cet «engrenage» et de regarder passer le train des nouveautés sans y monter. «Je suis incapable de me payer un téléphone dernier cri, reconnaît-elle. Je ne peux que lorgner dessus sans jamais pouvoir me l'offrir. La consommation actuelle est une question de gestion au quotidien. Moi j'ai choisi d'économiser sur le téléphone. D'autres non. Dans tous les cas, dépenser un demi-smic pour un téléphone, c'est un luxe de riche.»