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Pourquoi certaines créatures de Palworld ont fini au « cimetière »

Palworld : Les développeurs ont un « cimetière » de Pal abandonnés

enterrés•Un employé de Pocketpair a récemment détaillé le processus de création d’un Pal, marqué par des votes internes et une sélection impitoyable
Rémi Capdevielle pour 20 Minutes

Rémi Capdevielle pour 20 Minutes

L'essentiel

  • Palworld contient 287 créatures, mais Pocketpair possède un « cimetière » avec « des centaines » de concepts de Pals abandonnés en 2D, car les croquis soumis au vote interne des employés (note de 1 à 5) ne survivent pas toujours à la modélisation 3D.
  • Sekhmet est le Pal qui a été validé le plus rapidement par l’équipe, passant du concept à la modélisation et au « rigging » avec une réaction unanime sur Slack, surpassant même les Pals populaires comme Anubis, Orserk ou Jetragon.
  • Sekhmet était apparu dans la bande-annonce de Palworld : Palfarm l’an dernier comme le seul Pal qui n’existait pas encore dans le jeu, avant que Pocketpair cède aux demandes des fans et l’intègre au jeu principal.

Sur les 287 créatures rencontrées dans Palworld, beaucoup auraient pu rester dans les cartons. Un employé de Pocketpair a révélé que le studio possédait en interne un véritable « cimetière » regroupant « des centaines » de concepts de Pals en 2D. John « Bucky » Buckley, responsable de la communication et de l’édition du studio, a évoqué le processus de création d’un Pal lors d’une interview accordée à Gaming World à la dernière Gamescom, en août dernier.

Une sélection par vote interne

D’après « Bucky », les artistes commencent par produire des croquis. Ils sont ensuite soumis au vote de l’ensemble des employés de l’entreprise sur un canal Slack, avec une note allant de 1 à 5. Mais obtenir de bons résultats au vote ne garantit pas la survie d’un concept. Une fois sélectionné, le Pal doit encore passer de la 2D à la 3D. Et c’est à cette étape que certaines idées s’effondrent. Une silhouette séduisante sur papier peut perdre son intérêt une fois modélisée et finir au « cimetière ».

Même après la création du modèle, Pocketpair peut encore décider de l’abandonner. Surtout s’il ressemble un peu trop à un Pokémon. Selon « Bucky », les artistes récupèrent parfois certains éléments intéressants pour les intégrer à d’autres créatures. Une méthode qui permet de comprendre pourquoi le bestiaire visible aujourd’hui ne représente en fait qu’une fraction du travail réalisé par les équipes de Pocketpair.

Sekhmet, l’exception qui a fait l’unanimité

Mais dans cette longue chaîne de validation démocratique, un Pal a bénéficié d’un traitement inhabituellement rapide : Sekhmet. « Bucky » explique qu’il s’agit du Pal passé le plus vite du concept à la conception, puis à la modélisation et au « rigging », ou « squelettage » en Français. Le responsable assure même n’avoir jamais vu une réaction aussi rapide et unanime de la part de son équipe sur le Slack du studio. Pas même pour les Pals les plus populaires, comme Anubis, Orserk ou Jetragon.

Le parcours de Sekhmet est d’autant plus intéressant qu’elle existait depuis longtemps dans les réflexions de Pocketpair. Elle est d’abord apparue l’an dernier dans la bande-annonce de Palworld : Palfarm, mais était alors le seul Pal présenté qui n’existait pas encore dans Palworld. Le studio a finalement cédé aux demandes des fans et l’a intégré au jeu principal. Pendant ce temps, des centaines de concepts abandonnés restent enterrées dans les archives de Pocketpair.