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L’esport en VR passe à la vitesse supérieure avec l’EVA Pro League

L’esport en réalité virtuelle passe à la vitesse supérieure avec l’EVA Pro League

interviewL’EVA Pro League est le nouveau championnat européen sur le jeu de tir en réalité virtuelle « EVA ». Entre grandes ambitions et liberté d’organisation, Yassine Jaada, VP Esports chez EVA, nous en dit plus sur cette compétition
Tom Comminge

Tom Comminge

L'essentiel

  • L’EVA Pro League, le nouveau championnat sur le jeu de tir en réalité virtuelle « EVA », démarre ce mardi 14 avril.
  • Yassine Jaada, VP Esports chez EVA, nous explique plus en détail cette nouvelle compétition.
  • Pour lui, la création de l’EVA Pro League est « la suite logique de notre évolution… c’était un peu le « goal » au début quand on a voulu lancer notre circuit esport. »

Esports Virtual Arena, plus connu sous le nom d’EVA, élargit sa scène esport compétitive. A partir de ce 14 avril, un nouveau championnat européen débarque : l’EVA Pro League. Cette compétition marque une belle étape pour le jeu vidéo compétitif en réalité virtuelle. EVA est un jeu unique où les joueurs s’affrontent physiquement dans des arènes immersives de 500 mètres carrés. Ici, la manette, c’est un casque VR, et votre corps. Yassine Jaada, VP Esports chez EVA, nous explique cette nouvelle compétition et ses ambitions sur la scène esport.

Comment la scène esport d’EVA a commencé ?

Il y a à peu près 3 ans, on a commencé par des tournois qui étaient un peu ponctuels. On les organisait dans le réseau, dans différents lieux. Le circuit a ensuite évolué. Il y a eu la Coupe de France EVA, où on a fait 3 éditions, avec à chaque fois de nouvelles équipes tous les ans qui représentaient leur salle, mais aussi leur ville. Puis on a enchaîné sur un modèle de ligue. Il y avait une League 1 et une League 2. En fin 2025 l’équipe s’est dit qu’il était temps de passer un cap. A cette période, on avait un circuit semi-pro et amateur, avec plus de 60 ligues au total, et plus de 500 équipes. A partir de ce constat, notre mission c’était vraiment de placer l’esport VR comme une vraie discipline professionnelle comme on peut le retrouver sur Counter-Strike ou Rainbow Six Siege.

Avec l’EVA Pro League, vous changez donc de dimension ?

L’EVA Pro League, c’était la suite logique de notre évolution. L’écosystème esport du jeu change évidemment de dimension. On passe désormais à l’échelle européenne. La ligue est plus structurée et mise sur la durabilité. Les équipes qui intègrent le championnat sont bien ancrées dans l’univers esport. Des structures comme Team Vitality, Solary ou encore G2 Esports nous permettent de profiter de leurs différentes expériences dans le milieu. Ces équipes rendent aussi le projet crédible aux yeux des admirateurs du jeu. C’est un peu la concrétisation. Le fait d’avoir tous ces clubs européens qui sont, pour certains, super titrés sur des jeux différents, qui s’y intéressent, qui vont apporter leur visibilité, leur expérience, c’était un peu le « goal » au début quand on a voulu lancer notre circuit esport. La communauté peut aussi contribuer à l’évolution de la Pro League. Les joueurs d’EVA peuvent acheter des accessoires en jeu. Et une partie des revenus générés par ces achats est redistribuée dans le cash prize des compétitions afin d’augmenter les récompenses et d’attirer davantage de clubs.

Qu’est-ce qui différencie EVA de l’esport traditionnel ?

Le plus frappant, c’est le concept en lui-même. C’est toujours un jeu vidéo compétitif, mais sur 500 mètres carrés, où on se déplace. C’est comme une séance de sport. Mais au-delà de ça, il y a pas mal de choses qui sont plus ou moins en rapport avec le sport, je dirais, traditionnel. La manière dont les joueurs s’entraînent, d’un point de vue physique, pour avoir plus de cardio, etc. Ce n’est pas forcément quelque chose qui se fait sur d’autres jeux esport. Avec EVA, on retrouve un mix des deux : la partie physique, mais aussi la préparation tactique, comme on peut le faire sur d’autres jeux. Il n’y a pas d’autres concepts aujourd’hui qui nous permettent de faire les deux.

Pouvez-vous expliquer le déroulement de l’EVA Pro League ?

L’EVA Pro League se compose de huit équipes. Chacune d’entre elles est basée dans une salle et une ville en particulier. Tous les matchs se jouent à distance. C’est un circuit fermé, où les rencontres s’organisent une fois toutes les deux semaines sur un format en deux manches gagnantes (appelé BO3 dans le milieu). Le championnat se déroule avec un modèle en aller-retour.

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Après la saison régulière, quatre équipes de l’EVA Pro League se qualifient pour les playoffs de l’EVA Summit, un tournoi rassemblant l’ensemble de l’écosystème esport du jeu. Certaines équipes amateurs peuvent donc y participer. Au départ, la compétition regroupe les soixantaines de ligues qui s’affrontent sur plusieurs étapes. Les meilleures d’entre elles pourront s’opposer aux équipes de l’EVA Pro League.

Les jeux esport sont souvent limités par les éditeurs qui ont toujours le dernier mot, comment ça se passe pour vous ?

L’énorme avantage qu’on a c’est que nous sommes l’éditeur et l’organisateur des événements EVA. Donc on a cette sensation de liberté où nous pouvons faire ce qui nous chante. Il y a des limites évidemment, mais on a beaucoup plus de flexibilité sur nos actions. Ça nous permet de gérer comme on veut les partenariats, le sponsoring, et bien sûr les formats des compétitions.

Est-il possible d’organiser des événements avec du public comme dans d’autres jeux esport ?

Pour nous, c’est la base. Toutes les équipes sont dans des lieux physiques qui sont aussi des lieux de vie. Même avant l’annonce de la Pro League, il y avait beaucoup de gens qui venaient sur place et qui se rencontraient pour suivre les matchs. Contrairement à d’autres compétitions, comme la LEC sur League of Legends, on a cette facilité à amener des supporters sur place. Ce n’est évidemment pas autant que dans un stade de 10 000 personnes. Mais les passionnés du jeu ont l’opportunité d’assister à des matchs en physique quasiment toutes les semaines.