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New Esports Org fait son entrée sur la scène esport européenne

« L’Europe est notre nouveau terrain de jeu » : New Esports Org fait son entrée sur la scène esport européenne

la compèteNew Esports Org, un nouveau promoteur de compétitions esport, se lance sur le marché européen avec Bertrand Amar et Matthieu Dallon, deux piliers français du milieu, à sa tête
Tom Comminge

Tom Comminge

L'essentiel

  • NEO (New Esports Org) est un nouvel organisateur de tournois esport annoncé en mars dernier par Bertrand Amar et Matthieu Dallon, qui se positionne comme un acteur de référence à l’échelle européenne.
  • L’entreprise travaille en étroite collaboration avec les éditeurs de jeux et les clubs esport français représentés par l’Union Française des Clubs d’Esport Professionnels, incluant des structures comme Team Vitality, Karmine Corp et Gentle Mates.
  • NEO ne considère pas les autres organisateurs européens comme Blast comme des rivaux mais plutôt comme des partenaires, partageant l’ambition de « faire de l’Europe le leader mondial de l’esport » face à la concurrence d’autres régions comme l’Arabie saoudite qui investit massivement dans le secteur.

Organiser une compétition esport, c’est tout un art. New Esports Org, alias NEO, s’affiche comme la nouvelle référence dans ce milieu. L’entreprise compte bien montrer leur compétence aux yeux de l’Europe, un continent où le jeu vidéo compétitif continue de séduire les joueurs et les fans. Bertrand Amar et Matthieu Dallon, deux piliers de l’esport français, ont officialisé en mars dernier la création de NEO.

Dès son annonce, les deux fondateurs ont présenté cette société comme un promoteur majeur en Europe, notamment avec l’exploitation immédiate de plusieurs compétitions prestigieuses dès 2026. NEO s’occupe déjà des EMEA Masters et les Game Changers, des compétitions européennes masculines et féminines de League of Legends, l’EVO, l’événement phare des jeux de combat, ou encore de l’EVA Pro League, la simulation de tir en réalité virtuelle. Bertrand Amar, qui est notamment à l’origine de la création de la LFL, la plus haute division française de League of Legends, nous explique ses ambitions derrière ce projet.

Qu’est-ce que NEO et comment ce projet a-t-il vu le jour ?

NEO est un nouvel organisateur de tournois dans l’univers de l’esport, aussi appelé Tournament Organizer. Notre rôle consiste à faire le lien entre les éditeurs de jeux et les communautés de joueurs. Concrètement, nous concevons, organisons et produisons des compétitions, aussi bien en ligne que lors d’événements physiques. Nous obtenons également des licences officielles auprès des éditeurs pour proposer ces tournois.

Quelle est l’ambition de NEO dans un secteur déjà très concurrentiel ?

Notre ambition est de devenir un acteur de référence à l’échelle européenne. Aujourd’hui, il existe de nombreux organisateurs locaux en Europe, mais peu sont réellement positionnés à l’échelle du continent. Nous avons donc choisi de faire de l’Europe notre terrain de jeu, en partant de la France, qui dispose d’un savoir-faire reconnu et d’une communauté particulièrement engagée. L’objectif est de valoriser ces atouts pour proposer des compétitions à dimension européenne.

Était-ce le meilleur moment de démarrer un projet comme NEO en France ?

Oui, clairement. Ces dernières années, la France a connu une forte accélération du nombre d’événements esport internationaux. Plusieurs facteurs expliquent cela. Le pays connaît une popularité croissante de l’esport.

Le jeu compétitif bénéficie également ligues nationales reconnues comme la LFL sur League of Legends. L’engagement des communautés est également très actif, ce qui donne envie aux clubs et aux joueurs de venir jouer en France. En résultent des événements plus grands avec un public toujours plus important.

Comment se déroule la collaboration avec les éditeurs de jeux ?

Les éditeurs des jeux ont toujours le dernier mot. Certains définissent un cadre très précis dans lequel nous devons nous inscrire, tandis que d’autres nous laissent davantage de liberté pour concevoir les compétitions. Dans tous les cas, l’éditeur détient le jeu, donc c’est lui qui décide. Notre rôle est d’apporter notre expertise pour optimiser l’organisation et l’expérience globale. Les éditeurs travaillent avec nous parce qu’ils connaissent déjà notre expertise. Nous intervenons surtout comme conseillers, grâce à notre connaissance du terrain et des communautés.

Travaillez-vous avec les clubs et les organisations esport ?

Oui, étroitement. Les clubs sont essentiels à l’écosystème. Sans eux, il n’y a pas de compétition. Nous construisons souvent les tournois en collaboration avec eux. Et leur participation contribue fortement à l’audience. L’Union Française des Clubs d’Esport Professionnels est un partenaire phare pour NEO. L’organisation englobe les structures comme Team Vitality, Karmine Corp ou encore Gentle Mates. Ce sont ces clubs qui font rayonner l’esport français à travers l’Europe et le monde. Sans cette collaboration, c’est compliqué de satisfaire tout le monde.

Existe-t-il une rivalité avec d’autres organisateurs européens comme Blast ?

Pas vraiment. Dans l’esport, les acteurs sont à la fois partenaires et concurrents. Nous collaborons régulièrement avec des structures comme Blast, notamment sur certains événements. La relation est donc complémentaire plutôt que conflictuelle. D’autant plus que nous avons pour ambition de faire de l’Europe le leader mondial de l’esport. Aujourd’hui, certaines régions investissent massivement dans l’esport, comme au Moyen-Orient avec l’Arabie saoudite. C’est une super nouvelle car cela dynamise l’écosystème. Mais il est essentiel que l’Europe reste attractive pour continuer à accueillir de grands événements. C’est dans cette optique que nous voulons contribuer au développement du secteur.