Jeux vidéo : En difficulté financière, l’éditeur français Nacon demande son placement en redressement judiciaire
RAGEQUIT•Sa maison mère ne peut pas rembourser une échéance de prêt de plus de 40 millions d’eurosO.M. avec AFP
Il n’a pas trouvé la soluce : l’éditeur français de jeux vidéo Nacon a annoncé, mercredi 25 février 2026, être en cessation de paiements et solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire, face aux difficultés financières de sa maison mère, Bigben interactive.
Des salariés menacés
« À ce jour, la société fait état d’actifs disponibles ne lui permettant pas de faire face à son passif exigible », a reconnu l’éditeur des jeux Hell is Us et RoboCop : Rogue City dans un communiqué. Il espère que cette procédure permettra « de pérenniser l’activité de la société, protéger les salariés et maintenir les emplois tout en renégociant avec ses créanciers dans un cadre serein et apaisé ».
La décision du tribunal de commerce de Lille sur la mise en redressement judiciaire est attendue « au début du mois de mars 2026 », indique le communiqué. Le cours de Bourse des deux sociétés, suspendu depuis le 20 février, reste à l’arrêt jusqu’à la décision du tribunal.
Un secteur en souffrance
En parallèle, Bigben interactive a annoncé ouvrir une procédure amiable de conciliation afin de faciliter les discussions avec ses créanciers financiers, alors qu’elle se trouve dans l’impossibilité de rembourser une échéance de prêt d’environ 43 millions d’euros depuis le 19 février.
Notre dossier « Gaming »Basé à Lesquin, le groupe Nacon a été fondé en 2019 et réunit 16 studios de développement, dont les Français Spiders et Cyanide. Le secteur du jeu vidéo en France traverse une période de reflux depuis près de deux ans, marquée par des vagues de licenciements et des fermetures de studios.



















