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ROG Xbox Ally X contre Nintendo Switch 2, le match des consoles portables

ROG Xbox Ally X contre Nintendo Switch 2, le match des consoles portables

Guerre des consolesLa ROG Xbox Ally X a débarqué sur le marché des consoles portables. Plus chère, plus encombrante mais aussi plus libre et plus puissante que la Switch 2, la console d’Asus et Xbox promet le PC gaming dans la paume d’une (grosse) main
Quentin Meunier

Quentin Meunier

L'essentiel

  • Deux nouvelles consoles portables se disputent le marché : la ROG Xbox Ally X (900 euros), toute juste sortie jeudi, et la Nintendo Switch 2 (470 euros) disponible depuis quatre mois.
  • La Ally X propose la liberté de choix du PC gaming au format portable, tandis que la Switch 2 mise sur ses exclusivités Nintendo et la possibilité de se brancher facilement sur télé.
  • Les deux consoles visent des publics différents : la Switch 2 continue à s’adresser à un public familial déjà acquis à Nintendo, tandis que la Ally X cible un public de gamers prêts à payer le prix fort pour des performances supérieures en nomade et une bibliothèque de jeux infinie.

Les consoles portables sont de retour dans le game. Mercredi sortait la ROG Xbox Ally X, dernière arrivante sur le marché. Née d’une alliance entre la gamme Republic of Gamers (de chez Asus) et Xbox, cette machine promet une puissance proche d’un PC gamer. Quatre mois après la sortie de la Switch 2, la console de Nintendo, quelles sont les différences entre les deux machines ? Et qui mérite le plus sa place sous le sapin ? 20 Minutes a fait le test comparatif.

Prise en main

D’apparence, la Ally X ressemble à une grosse Nintendo Switch : écran au milieu, boutons et sticks sur les côtés, gâchettes. La prise en main rappelle celle des manettes Xbox, épousant bien les mains. Cependant, elle est un peu volumineuse (mais heureusement pas trop lourde), à tel point qu’on se demande un peu dans quelle situation on peut l’emmener en voyage. Autre point faible, l’écran un chouïa sombre et sujet aux traces de doigts.

Là où la Nintendo Switch ont été conçus pour être navigables à la manette, la Ally X est en fait un PC ultra-compact. Une interface Xbox, assez facile à prendre en main, se lance par défaut au démarrage de la console. Quelques pressions de boutons permettent de basculer sur Steam, l’une des principales applications d’achat et de lancement de jeux pour PC. Et avec un glissement en bas de l’écran, il est aussi possible d’afficher la barre de tâche et le bureau Windows, et de se balader ensuite comme sur un vrai ordinateur. Les bidouilleurs apprécieront la liberté permise. Si vous voulez, vous pouvez même lancer Microsoft Word, même si vous aurez bien du mal pour taper à la manette. Malgré quelques lourdeurs et des repères à prendre, c’est un bon compromis entre la liberté d’un PC et la prise en main d’une console.

Performances et batterie

Côté ludique, la Ally X joue dans une cour bien plus haute que la Switch 2, mais avec des compromis. Grâce à son processeur et ses 24 Go de RAM, elle peut faire tourner des jeux PC gros budget (Forza Horizon 5, Cyberpunk 2077, etc.) dans de bonnes conditions, à condition de ne pas pousser toutes les options graphiques à fond. L’interface de la Ally X intègre plusieurs « modes » ou profils de puissance qui permettent d’ajuster le tir selon le jeu ou l’autonomie souhaitée. Branchée sur secteur, la console gagne même un petit boost de puissance. Sur un jeu exigeant, il ne faut malgré tout pas compter sur plus de trois heures d’autonomie. Sur un jeu indépendant, 2D, comme Hollow Knight Silksong, l’autonomie monte vers cinq heures, voire un peu plus.

En main, la configuration de la Ally X rappelle les manettes Xbox.
En main, la configuration de la Ally X rappelle les manettes Xbox. - Quentin Meunier / 20 Minutes

Pour les jeux tiers les plus exigeants, la Switch 2 réserve quelques bonnes surprises, mais reste globalement limitée, ayant parfois du mal à rivaliser de textures, de distance d’affichage ou de fréquence d’images par rapport à ce que la Ally X peut offrir lorsqu’elle est bien réglée. Niveau batterie, malgré la puissance moindre, elle ne fait pas si mieux que la Ally, avec des sessions de trois heures maximum sur Mario Kart.

Jeux

Gros avantage de la Ally X : la liberté de choix du PC gaming au format portable. Entre le store Xbox, le Game Pass (qui propose un catalogue de jeu sur abonnement), la boutique Steam et même la possibilité d’installer ses propres programmes, la ludothèque est quasi-infinie. Vous êtes plutôt jeux de course ou grands monde ouverts ? Forza, The Witcher, Elden Ring et autres tournent sur la console. Vous préférez les jeux indépendants ? Il y en a des tonnes sur Steam. La seule difficulté, c’est le multijoueur local, qui ne se prête définitivement pas à ce format de PC portable.

Sur la Switch 2, Nintendo continue d’exceller sur ses jeux maisons. Les joueurs ne retrouveront Mario, Donkey Kong ou The Legend of Zelda que sur les consoles de la marque japonaise. Autre point : possibilité de la brancher sur un écran de télé. C’est aussi possible sur la Ally X, mais cela vous demandera un peu de bidouillage à base de câbles USB-C et HDMI : le package n’inclut pas de base pour poser facilement la console et la relier à sa télé.

Prix et public cible

On rentre dans le sujet qui fâche. Lancée en juin au prix de 470 euros neufs, la Nintendo Switch 2 avait déjà relancé le débat sur les hausses de prix dans le secteur des jeux vidéo. La Ally X est commercialisée au prix de 900 euros. Argh. Le prix d’un PC fixe gaming qui commence à peser un peu. Mais en même temps, en matière de puissance théorique, c’est le jour et la nuit avec la Nintendo Switch. La Switch 2 continue donc à s’adresser à un public familial déjà acquis à Nintendo. La ROG Xbox Ally X, elle, s’adresse à un public de gamers, voire de hardcore gamers. Ceux qui veulent retrouver des expériences de jeux complètes, des beaux graphismes, le tout en mode nomade. Mais, dans les deux cas, il faudra quand même demander une sacrée fleur au Père Noël.