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Pourquoi il n’y aura pas de placement de produit dans GTA 6
ESPACE PUBLICITAIRE•Si Rockstar refuse d’intégrer des marques réelles dans le prochain GTA, c’est pour une bonne raisonRémi Capdevielle pour 20 Minutes
L'essentiel
- Il n’y aura aucun placement de produit dans GTA VI selon le PDG de Take-Two Interactive Strauss Zelnick, qui a jugé « injuste » d’ajouter de la pub dans un jeu « pour lequel quelqu’un a payé 70 ou 80 dollars ».
- Rockstar Games préfère créer des marques fictives pour caricaturer la société et préserver le ton humoristique et critique de la saga « Grand Theft Auto ».
- Le 6 ème opus de la franchise, qui sortira le 19 novembre prochain, devrait être un énorme succès commercial, même sans aucun partenariat publicitaire.
Si la mode est à l’intégration de grandes marques pour en faire la promotion « in-game », GTA VI fera encore exception à la règle. D’après l’éditeur du jeu, Take-Two Interactive, le futur mastodonte de Rockstar Games va une nouvelle fois zapper le placement de produit. Un choix loin d’être anodin, alors que ce type de publicité est devenu monnaie courante pour booster les revenus des jeux vidéo modernes.
Rockstar reste fidèle à sa recette
Depuis toujours, la série GTA préfère inventer ses propres marques plutôt que d’intégrer celles du monde réel. Une signature qui fait partie intégrante de l’identité du jeu. Pas question de la sacrifier pour quelques contrats publicitaires. Dans une interview réalisée en mars pour The Game Business, le PDG de Take-Two, Strauss Zelnick, a confirmé que GTA VI n’intégrerait aucun placement de produit. Pour lui, il semblerait « injuste » que « l’on puisse vouloir insérer de la publicité interstitielle dans un jeu pour lequel quelqu’un a payé 70 ou 80 dollars ». L’ADN de GTA, c’est plutôt la satire.
Depuis ses débuts, la saga repose sur un principe simple : Tout est faux et ultra-caricatural. Les développeurs du jeu se sont toujours évertués à démonter la société de consommation, égratigner les grandes entreprises et se moquer des icônes de la pop culture. Les créateurs de GTA sont du genre à inventer leurs propres marques. On y croise par exemple « Burger Shot », en référence à un célèbre fast-food américain, ou encore « Sprunk », « Orang-O-Tang » et « eCola », qui remplacent des sodas bien connus.
Pas besoin de pub pour faire des milliards
Sur le plan financier, le studio n’a rien à perdre. La franchise GTA n’a jamais eu besoin de placements de produits pour remplir les caisses. Prévu pour le 19 novembre prochain, ce 6e opus s’annonce déjà comme un raz-de-marée commercial. En refusant les partenariats, Rockstar s’évite aussi les contraintes qui vont avec : L’image de marque à respecter, les niveaux de validations et les limites créatives. En clair, tout ce qui pourrait brider ce ton irrévérencieux qui est devenu la marque de fabrique de GTA.
Ce refus des marques réelles, les fans y sont habitués. Et ils en redemandent. L’humour corrosif, les fausses pubs à la radio et les clins d’œil détournés font partie intégrante de l’expérience de jeu. Et introduire des marques bien réelles risquerait de briser l’alchimie. Mieux vaut donc rester fidèle à son identité que de céder à la tentation du placement de produit. Et heureusement pour les fans de la saga, Rockstar Games semble l’avoir parfaitement compris.


















