Bonus électrique : Face aux voitures chinoises, l’Italie prête à suivre l’exemple de la France
Auto•Rome envisagerait de mettre en place des aides à l’achat, dont les conditions d’attributions seraient similaires à celles que la France appliquera dès 2024.Stéphane Lémeret
Il y a quelques semaines, l’Europe, par la voix d’Ursula Van der Leyen, annonçait le lancement d’une étude sur les subventions offertes par la Chine à ses constructeurs locaux, et de la concurrence déloyale qui en découlerait. En principe, cela pourrait aboutir à des taxes à l’importation, mais de nombreux observateurs se demandent si l’Europe osera réellement se lancer dans une guerre commerciale ouverte avec le géant asiatique. De fait, le « combat » est bien plus discret s’il est mené à l’échelle plus locale des pays membres. C’est ce qui pourrait bien se passer.
Empreinte CO2
Des sources anonymes auraient en effet informé Reuters que l’Italie envisage de faire comme la France, et de lancer une prime à l’achat qui ne serait accordée qu’aux voitures électriques à faible empreinte CO2. Dans le calcul de cette empreinte, seraient prises en compte les émissions lors de la fabrication, et du transport. Voilà qui disqualifierait les voitures chinoises qui viennent de loin, et dont les usines utilisent souvent de l’électricité produite par des centrales à charbon. Rappelons que l’Union européenne interdit en principe à ses membres de promulguer des règles favorisant son industrie locale, au détriment de celle des autres membres. Mais l’Italie, comme le fait la France, pourrait utiliser une exemption accordée par l’Organisation mondiale du Commerce pour raisons environnementales ou de santé publique. Une « petite règle » contre laquelle même la Chine ne peut rien.



















