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Julien Lepers accusé d'être associé à une « arnaque »

« Tout est légal »… Julien Lepers utilise-t-il son image pour « arnaquer » des centaines de Français ?

question pour un pigeonL’ancien animateur télé s’est associé à une entreprise signalée pour des prélèvements effectués sans l’accord explicite de centaines de personnes
Claire Frayssinet

Claire Frayssinet

«Un message de Julien Lepers à votre attention, ouvrez vite ! » Si vous recevez un courrier avec une telle promesse, on ne peut que vous conseille de prendre votre temps pour l’étudier.

L’ancien animateur de « Questions pour un champion » se retrouve malgré lui (ou pas vraiment) au centre d’une vaste polémique. Selon les révélations du Parisien, l’animateur prête son image depuis vingt-deux ans à la société de marketing Star Data, un partenariat qui pousse aujourd’hui des centaines de personnes à crier à l’arnaque.

54 euros par mois, sans consentement clair ?

Le procédé est bien huilé : chaque semaine, des milliers de courriers atterrissent dans les boîtes aux lettres, photo dédicacée de Julien Lepers à l’appui, avec la mention « Amicalement ». La lettre incite les destinataires à s’abonner à une loterie (EuroMillions) via des tirages groupés organisés par la société suisse Easy Millions. Coût de l’opération : 54 euros par mois.

Le problème ? De nombreuses victimes dénoncent des prélèvements effectués sans leur accord explicite, pour des montants pouvant grimper jusqu’à plusieurs milliers d’euros au total. Sur le site Signal Arnaques, le compteur dépasse déjà les 380 signalements.

Julien Lepers « assume à 100 % »

Si certains internautes crient à l’usurpation d’identité, la réalité semble plus prosaïque : l’animateur est pleinement au courant du système. « Il n’y a aucune usurpation d’identité. J’assume à 100 % être le parrain car tout est légal », a-t-il déclaré auprès du Parisien. De son côté, Emmanuel Lecoq, président de Star Data, a confirmé que Julien Lepers était rémunéré pour ce parrainage. Une défense qui risque de ne pas suffire à calmer les nombreux clients qui peinent, eux, à faire cesser les prélèvements sur leur compte bancaire et qui se retrouvent obligés de faire opposition à leur carte bancaire.