Dématérialisés, valables le dimanche… ce qui va changer pour vos tickets resto
Bon ap'•La ministre du Commerce Véronique Louwagie présente une réforme des titres-restaurant prévoyant leur dématérialisation en 2027, leur utilisation aussi le dimanche, ainsi que la pérennisation de leur usage pour les courses alimentaires en supermarché20 Minutes avec AFP
Dématérialisation en 2027, utilisation possible le dimanche et dans toute la France et surtout pérennisation pour payer ses courses alimentaires en supermarché… La ministre du Commerce et des PME, Véronique Louwagie, a présenté mercredi sa réforme des titres-restaurant. « Cette réforme (prévue avant la fin 2026) simplifie, sécurise et modernise le titre-restaurant, auquel tous les Français sont attachés », a indiqué la ministre dans un entretien au Parisien.
Le point le plus sensible était l’utilisation des tickets pour régler toutes les courses alimentaires en supermarché (sauf l’alcool, les confiseries, les produits infantiles et les aliments animaliers), un dispositif temporaire lancé en 2022 et prorogé chaque année. Il est actuellement en vigueur jusqu’à fin 2026. Critiqué par les restaurateurs qui y voient un manque à gagner, chiffré à plus d’un milliard d’euros sur deux ans par la principale organisation du secteur l’Umih, le dispositif est très populaire auprès des salariés.
La dématérialisation complète, c’est pour 2027
Pour inciter à la consommation, il ne sera plus possible de prolonger la validité des titres au-delà d’un an. Le plafond quotidien, fixé à 25 euros, reste inchangé, mais l’utilisation sera possible tous les jours de la semaine, y compris le dimanche, sauf les jours fériés, et dans toute la France (aujourd’hui elle est limitée aux départements limitrophes du lieu de travail).
La dématérialisation, prévue pour 2027, doit permettre de simplifier les démarches des commerçants et faire baisser les frais qu’ils payent aux émetteurs tandis que les employés pourront régler au centime près. Environ 20 % des titres-restaurant sont émis au format papier. La réforme ne prévoit pas de plafonner les commissions, des frais versés par les commerçants et restaurateurs aux émetteurs de titres-restaurant, mais le gouvernement souhaite les voir réduire. La ministre souhaite aussi mettre autour de la table émetteurs et commerçants « pour essayer de faire en sorte que le coût du dispositif pèse moins sur les commerçants ».
La ministre compte récupérer les titres gelés, des sommes non utilisées quand un salarié quitte son entreprise, évaluées autour d’une dizaine de millions d’euros, pour les aiguiller vers un fonds d’aide alimentaire. Pour permettre les dons avec la dématérialisation, le gouvernement souhaite également obliger les émetteurs à prévoir sur leurs applications un espace réservé aux dons associatifs.
Notre dossier sur les titres-restoEnfin, la réforme veut s’attaquer à la gouvernance du secteur, en supprimant la Commission nationale des titres-restaurant, actuel superviseur, en dématérialisant et simplifiant l’agrément des commerçants et en mettant en place une procédure d’habilitation supervisée par la Banque de France pour les émetteurs.
Nés à la fin des années 1960 en France, les titres-restaurant sont utilisés aujourd’hui par plus de cinq millions de salariés pour régler des repas et des courses alimentaires chez 244.000 commerçants.


















