Bernard Laporte, lors de la rencontre France-Ecosse au Stade de France, le 12 février 2017
Bernard Laporte, lors de la rencontre France-Ecosse au Stade de France, le 12 février 2017 - CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Comme prévu, la pilule des « contrats fédéraux » prônés par Bernard Laporte a du mal à passer auprès de la plupart des présidents du Top 14 et de Ligue nationale de rugby (LNR). Cette dernière et douze clubs du Top 14 ont exprimé mardi, via un communiqué, « leur totale opposition au principe » de ces contrats que souhaite mettre en place le président de la Fédération française de rugby.

« Ce projet qui repose sur un statut juridique inapplicable n’est en rien nécessaire à la recherche de l’optimisation des conditions de préparation de l’équipe de France. Il est de plus en complète contradiction avec les accords en vigueur et désorganiserait le rugby professionnel français », a fait savoir la LNR dans un texte signé par tous les présidents des clubs de l’élite, sauf Mourad Boudjellal (Toulon) et Francis Salagoïty (Bayonne).

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Laporte souhaite que d’ici trois ans une quarantaine d’internationaux soient, pendant six mois au total sur une saison, à disposition de la Fédération, contre environ quatre mois et demi actuellement. En échange, la FFR rembourserait aux clubs concernés le salaire journalier desdits joueurs par jour de mise à disposition auprès du XV de France, au prorata de leur montant, a précisé le numéro 2 de la Fédération Serge Simon.

Si les signataires ont souhaité apporter « tout (leur) soutien » aux joueurs et à l’encadrement des Bleus, ils ont estimé qu’il convenait « d’attendre la fin » de la compétition, soit le 19 mars, « pour engager un débat » sur le sujet, afin que « les entraîneurs et les joueurs de l’équipe de France puissent se concentrer avec sérénité sur leurs deux derniers matchs ».

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