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Le PSG, ou l'art de se mettre en danger pour rien

PSG: Mais bon sang, pourquoi cette équipe n'arrive (presque) jamais à tuer les matchs?

FOOTBALLLe PSG a gagné de justesse contre Lille après avoir dominé le match de la tête et des épaules...
W.P.

W.P.

Costard cintré, cheveux soyeux et visage illuminé par sa 200e apparition avec le maillot parisien, Maxwell troque subitement son sourire ultra brite pour un froncement de sourcil contrarié. « Nous ne nous sommes pas faits peur ; c’est juste que tous les matchs sont difficiles », répond-il quand on lui demande comment le PSG a-t-il pu se faire peur après avoir dominé la rencontre à ce point.

On n’a rien contre le fort sympathique Maxwell, mais à y regarder les chiffres de plus près, on n’a pas l’impression que le PSGait eu face à lui un adversaire « difficile ». Paris contre le Losc c’est :

  • 72 % de possession de balle
  • 20 tirs
  • 7 tirs cadrés
  • 9 corners
  • 12.872 centres (dont 10.000 ratés)

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On y revient donc inexorablement à la problématique initiale : pourquoi le PSG ne réussit pas à tuer une grande partie des matchs qu’il maîtrise totalement ?

>> La thèse des confrères de mauvaise foi en zone mixte : des adversaires trop frileux

En attendant que le premier joueur parisien (en l’occurrence Di Maria) passe nous saluer, la zone mixte s’agite et refait le match. Pour certains confrères, le PSG a presque été victime d’antijeu tant la formation de Patrick Collot a déjoué. « Ils ont joué à cinq défenseurs derrière, sans parler des milieux qui revenaient aussi… Et ce ne sont pas les seuls à défendre comme ça. Si c’est pour faire ça, pourquoi tu joue au football ? », s’interroge un journaliste dégoûté par le spectacle proposé par les Dogues.

Notre avis : On peut comprendre le désarroi, mais dire cela revient à demander aux adversaires moins costauds du PSG de faire le spectacle plutôt que de tenter de grignoter des points, ceci au nom du romantisme. Une certaine conception de la lose magnifique qui porte un nom : l’Estac de Jean-Marc Furlan.

>> La thèse de Blaise Matuidi : présence dans la surface et attitude

Un peu plus mesuré dans ses propos, le milieu de terrain du PSG fait l’autocritique de son équipe sans broncher.

« « C’est une question d’état d’esprit. Il faut avoir envie de marquer des buts. Ce qu’il nous a manqué ce soir, c’est de la présence devant le but, dans la surface. Et ça, il faut que l’on progresse là-dessus parce qu’on sait qu’en Ligue 1 les équipes jouent regroupées et la zone de vérité, elle est là, dans la surface. » »

Notre avis : A part Cavani, rares sont les joueurs offensifs présents à la retombée du ballon dans la surface. Contre Bordeaux, qui jouera sûrement de la même manière que Lille, ça pourrait encore poser quelques problèmes aux hommes d’Emery. Contre le Barça​ en revanche, ça devrait aller. Par contre, la défense risque d’y passer. Mais c’est un autre débat.