PSG-Lyon: «Quand il peut jouer, c'est un joueur spécial», on a retrouvé Javier Pastore

FOOTBALL Il a donné les deux passes décisives de son équipe, dimanche soir...

20 Minutes avec AFP

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Javier Pastore face à Lyon

Javier Pastore face à Lyon — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Paris SG-Lyon 2-1 dimanche, deux passes décisives de Javier Pastore: le milieu offensif à éclipses revient bien depuis son retour de blessure en février, et représente un atout intéressant pour la fin de saison post-Barça de son équipe.

L'Argentin est un homme neuf. Non pas en terme d'expérience: il a déjà 27 ans et fut la première recrue phare du projet qatari, dès l'été 2011, recruté à Palerme contre 42 millions d'euros.

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Il est neuf d'abord parce que l'improbable séquence barcelonaise à double détente s'est faite sans lui. Il n'avait disputé que les dernières minutes de l'ahurissant 4-0 face au Barça en 8e de finale aller, puis avait assisté depuis le banc, impavide, au renversant 6-1 encaissé au Camp Nou.

«Différent»

«C'est un joueur différent, mais qu'on doit bien protéger. Parfois, il a quelques douleurs, et nous avons été privés de Pastore pour beaucoup de matches. Mais quand il peut jouer, c'est un joueur spécial», a relevé son entraîneur Unai Emery.

Neuf aussi car Pastore a passé une longue partie de la saison à l'infirmerie, de la fin septembre à début février, hormis une apparition éphémère en novembre. Plusieurs fois blessé aux mollets ou au genou, il ne disputait ce dimanche que son quinzième match de la saison (2 buts), sur les 45 de son équipe. Tiers-temps.

Mais ce dimanche, l'homme neuf a fait honneur à son numéro 10, qu'il a récupéré après le départ de Zlatan Ibrahimovic l'été dernier.

Le PSG était mené 1-0 quand Pastore lui a permis de renverser le score en six minutes, avec deux centres limpides entraînant des buts de Rabiot (34e) et Draxler (40e). Sur le premier, il avait commencé statique devant son vis-à-vis sur l'aile droite, sans solution, à la Waddle. Il a ensuite trouvé le une-deux avec Di Maria puis servi Rabiot.

Sur le second, côté gauche cette fois, il s'est engouffré dans la surface et a décalé Draxler dans l'axe, qui mettait l'offrande à profit.

«El Flaco» (le maigre) n'avait jusqu'alors délivré qu'une passe décisive cette saison en Ligue 1, mais laquelle ! C'était une déviation de classe pour Cavani à Marseille, rossé 5-1 fin février. Son coup du foulard avait aussi été à l'origine du troisième but parisien dans le clasico.

«Je me trouve aujourd'hui (dimanche) dans une position que j'aime beaucoup. Avec les trois attaquants devant, j'ai besoin seulement d'essayer de donner des passes comme ça pour marquer», a-t-il déclaré sur Canal+ à la mi-temps.