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Euro 2016: Tiens, mais que fait Wayne Rooney en milieu de terrain?
FOOTBALL•Le capitaine de l’équipe d’Angleterre est aligné en milieu relayeur depuis le début de l’Euro, même s'il devrait être ménagé contre la Slovaquie…N.C.
C’est peu dire que les deux saisons passées sur le banc de Manchester United par Louis van Gaal ne laisseront un grand souvenir à personne. Mais on peut au moins accorder une chose au technicien néerlandais : c’est lui, le premier, qui a tenté l’expérience Wayne Rooney au milieu de terrain. Un rôle que le capitaine de l’équipe d’Angleterre remplit pour la première fois en sélection depuis le début de l’Euro, et plutôt avec succès. Même si Roy Hodgson devrait le laisser au repos lundi soir contre la Slovaquie.
Dès septembre 2014, deux mois après son arrivée, van Gaal avait fait reculer son capitaine - plus pour combler le vide qu’autre chose, d’ailleurs. Ce replacement n’a pas toutefois jamais été définitif, Rooney jouant tour à tour en pointe, meneur de jeu ou même ailier gauche au gré des lubies du Néerlandais et de la forme de ses partenaires.
Jusque-là « toujours prêt à faire des efforts » sans broncher, le bon Wayne a changé de discours en avril dernier. On ne sait pas si c’est le fait d’avoir passé la barre des 30 ans, mais il s’est (enfin) positionné : « Je veux jouer au milieu. Ça fait des années que je sais que je finirai là, j’ai essayé de temps en temps et je me sens prêt ». Et Rooney de citer en exemple Paul Scholes, auprès de qui il a « beaucoup appris ».
Justement, Scholes, aka le petit roux qui gratté des ballons et servi des caviars à Old Trafford pendant 20 piges, avait émis l’idée que son ancien coéquipier tienne ce rôle en équipe d’Angleterre dès l’entame des qualifications pour l’Euro, il y a deux ans. Il n’avait pas été entendu par Roy Hodgson… jusqu’au 11 juin, et le premier match de poule des Anglais face à la Russie (1-1).
Jamais, en 111 sélections, Rooney n’avait débuté au milieu. Evidemment, la presse anglaise s’est jetée sur la copie du Mancunien pour donner son appréciation. Et il n’y a eu que des encouragements, stats à la clé.
« Avec lui [à ce poste], nous avons un joueur qui peut marquer de loin, un bon passeur et quelqu’un qui rameute les troupes », dit Roy Hodgson, ravi. Et voilà comment Rooney comble le vide laissé par les retraites internationales de Gerrard et Lampard dans la foulée du Mondial brésilien. Et puis il a toujours aimé tacler, même quand il était attaquant…
« J’adore l’engagement que nécessite une position plus basse sur le terrain »
Rebelote face au pays de Galles lors du second match (victoire 2-1), et on ne voit pas pourquoi ça changerait pour le troisième, lundi, contre la Slovaquie. « Tous les joueurs développent leur jeu, le modifient avec le temps. Regardez ce que faisait Giggs à la fin de sa carrière par rapport au début, dit l’intéressé. Moi je veux juste continuer à bien m’adapter et m’améliorer. J’aime faire marquer autant que marquer, et j’adore l’engagement que nécessite une position plus basse sur le terrain. »
Si ça n’est pas une déclaration à son nouveau rôle, on n’y connaît rien. Il paraîtrait même que Rooney est en train de discuter avec Mourinho pour s’y fixer à Manchester United. Il se verrait bien à 35 ans en train de faire son footing dans le rond central et balancer des transversales de 50m dans tous les sens. Ne reste plus qu’à répondre à cette question posée par la presse anglaise : « Rooney, nouveau Pirlo ou juste trop vieux ? »


















