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Euro 2016: A jouer comme ça, il risque de se terminer tôt l'Euro d'Ibrahimovic
FOOTBALL•L'attaquant suédois, pas aidé par son équipe, n'a pas été éblouissant contre l'Irlande (1-1)...J.L.
Au Stade de France,
Devant Irlande-Suède, on aura au moins appris que Joey Barton ne disait pas que des bêtises. L’ancien marseillais avait annoncé que la défense irlandaise, habituée aux joutes rugueuses de la Premier League, poserait des problèmes à Ibrahimovic « car elle ne fuirait pas le combat ». Bien vu. Si Zlatan a un peu sauvé son match en étant à l’origine du but égalisateur – il ne faut d’ailleurs pas lui donner trop de mérites sur le coup, le défenseur irlandais Clark s’est chargé de tout-, il s’est fait salement manger au duel.
Sa première mi-temps a même été abyssale de nullité. On vous la résume rapidement
- Deux bons dégagements sur corner défensif
- Beaucoup de marche à pied dans le rond central
- Aucune occasion
- Aucun tir
- Aucun appel
- Enfin si, mais il était hors-jeu à chaque fois.
Martin O’Neill, le sélectionneur irlandais, avait raison d’être fier de ses hommes : « On s’en est bien sortis avec Ibrahimovic, mes joueurs l’ont exceptionnellement bien tenu, je trouve. Je pense que c’est lié au fait qu’on a été dominateurs, et un aspect de cette domination, c’est qu’on a laissé Ibra et les attaquants suédois loin de notre but ».
Vrai. Il faut dire qu’il n’a pas été spécialement aidé par ses équipiers. A Paris, Di Maria et Verrait régalent, en Suède, c’est indigestion de centres en espérant que quelqu’un coupe la trajectoire, un jour. De mémoire, entre Olsson, le latéral gauche, et Kallstrom, l’ancien lyonnais, on a bien vu 20 ballons arriver dans la surface irlandaise après l’heure de jeu, quand les vikings sont enfin sortis de leur camp. L’Irlande venait de marquer, et Zlatan avait fait sa course la plus décidée de l’après-midi pour aller placer le ballon sur le rond central et engager le plus vite possible.
aLa suite ? Ce but un peu heureux, donc, des fautes en pagaille, et un ballon exploitable. Une volée en se retournant pas facile du tout qui a frôlé le but des Verts. Pas assez pour emmener son équipe vers la victoire, et peut-être même pas assez pour se qualifier. Il reste la Belgique et l’Italie à se coltiner, et de ce qu’on a vu à Saint-Denis, l’Irlande a tout qu’il faut pour finir troisième de poule devant les Suédois.
Erik Hamren, le coach suédois, était relativement d’accord avec ce constat. « Le match de Zlatan ? Pour être attaquant, il faut du soutien, notre jeu offensif n’a pas été bon, nos attaquants n’ont pas reçu de ballon durant toute la première mi-temps. C’était mieux après le repos, on a réussi à combiner un peu plus. Zlatan a eu un rôle important dans le but qu’on a marqué. »


















