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Tirage au sort de la Coupe du monde: «Peu importe la poule, il faut gagner le premier match», juge Wiltord

Tirage au sort de la Coupe du monde: «Peu importe la poule, il faut gagner le premier match», juge Wiltord

FOOTBALL – L'ex-international estime que les Bleus feraient mieux d'éviter un tirage trop ardu pour espérer passer les poules...
Propos recueillis par Julien Laloye

Propos recueillis par Julien Laloye

Que ce soit 2002 ou 2006, Sylvain Wiltord ne sait pas trop ce que veut dire tomber dans le groupe de la mort d’une Coupe du monde avec l’équipe de France. Cela ne lui a pas forcément porté chance. Pourtant, l’ex-attaquant international, qui commentera le tirage au sort de la phase de groupes en intégralité sur TMC vendredi après-midi, ne souhaite qu’une chose aux Bleus de Didier Deschamps: qu’ils tombent sur le groupe le plus facile possible.

Zinedine Zidane a dit qu’il valait mieux un tirage difficile pour mettre les Bleus tout de suite dans le bain. Vous partagez son avis?

Je pense plutôt qu’il faut tirer un groupe simple pour pouvoir bien débuter et se mettre en confiance pour la suite de la compétition. Il faut savoir qu’une équipe, favorite ou pas favorite, ne commence jamais la compétition à bloc. Au mieux, elle est à 70% avant le premier match. Les joueurs ne se savent pas trop à quoi s’attendre, il y a une appréhension diffuse… Il vaut mieux affronter un adversaire abordable.

En 2002, un tirage plutôt aisé ne vous avait pas porté chance pourtant?

Le contexte est différent. A l’époque, on était favoris. En 2002, on pensait passer facilement, puis monter en puissance. Et on s’est bien fait avoir. Quatre ans, après on était prévenus, pourtant on a bien failli se faire sortir de nouveau malgré un bon groupe [Suisse, Corée du Sud, Togo]. Si ce n’est pas le Togo, à qui on doit mettre deux buts au dernier match, peut-être qu’on ne sort pas des poules.

Alors que la France a ensuite failli remporter la Coupe du monde…

C’est pour ça qu’il ne faut pas tirer trop de conclusions d’un triage au sort. Favorable ou pas, on ne le sait qu’au moment de se rencontrer. Le plus important, c’est d’être prêt le jour J et de remporter le premier match. Pour l’équipe de France actuelle, c’est indispensable. Ça peut conditionner toute la compétition.

Et si les Bleus tombent sur un gros poisson?

Ça dépend lequel. L’Argentine, on dit que c’est une grosse nation, pourtant c’est une équipe qui fait un complexe avec la Coupe du monde, elle ne va jamais très loin. La France serait tout à fait capable de l’accrocher en poules.

Qui faut-il toutefois mieux éviter?

En priorité l’Allemagne, l’Espagne et le Brésil. Je mets ces trois-là devant, surtout les Allemands. C’est une équipe tellement rodée, les joueurs se connaissent parfaitement, ça va finir par être leur tour.

La France peut aussi perdre contre sa tête de série et terminer deuxième de son groupe, non?

Dans ce cas-là, il vaut mieux éviter les deux-trois équipes qui peuvent nous poser problème. Je pense à la Côte d’Ivoire, au Japon ou à la Corée du Sud, des collectifs qui mûrissent depuis plusieurs années et qui peuvent nous faire déjouer. L’Equateur ou l’Algérie, ça me paraît plus abordable.

Vous voyez Didier Deschamps capable d’emmener les Bleus jusqu’où au Brésil?

Tout dépend du premier match, encore une fois. L’équipe de France a certaines certitudes mais on sent qu’elles pourraient vite s’envoler en cas de mauvais résultat d’entrée. Mais si on gagne…On peut tout à fait aller jusqu’en demi-finales et créer la surprise, comme la Belgique ou les Pays-Bas. Je nous vois bien sortir l’Allemagne en demies. Et après, en finale, on prend n’importe qui (rires).