Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Ligue des champions: Dortmund, encore plus fort?

Ligue des champions: Dortmund, encore plus fort?

FOOTBALL – Malgré la perte de son meilleur joueur Mario Götze, le finaliste de la dernière Ligue des champions paraît encore plus fort cette saison...
B.V.

B.V.

A moins de préférer la belotte aux soirées Ligue des champions, les Marseillais le savent très bien, Dortmund n’a plus rien à voir avec la frêle équipe battue deux fois par les Olympiens en 2011. Plus mature, plus complet, le BVB de Jürgen Klopp a impressionné toute l’Europe en atteignant l’an passé la finale de la Ligue des champions. Depuis, son meilleur joueur Mario Götze a quitté la Ruhr pour le Bayern Munich, et personne ne sait trop si l’épopée du printemps dernier était un mirage ou l’avènement d’un nouveau grand.

Presque parfait en championnat

La défaite inaugurale à Naples, en Ligue des champions, donne d’ailleurs un premier élément de réponse. «L’année dernière, ils n’ont perdu que très peu en Ligue des champions, le parcours était étincelant, rappelle le consultant foot allemand de Canal+, Patrick Guillou. Alors sont-ils plus forts? En Ligue des champions, ce n’est pas encore ça. Mais en championnat, sur le plan comptable, c’est sûr.» Leader de Bundesliga à égalité avec le Bayern, Dortmund demeure pour l’instant invaincu dans son pays (six victoires, un nul).

Avec, au passage, sept buts marqués de plus que le géant bavarois. «Dortmund n’a pas perdu en qualité, c’est une mécanique bien huilée, poursuit Guillou. Elle a un style de jeu, une identité, elle reste fidèle à ses principes peu importe le déroulement du match.» A savoir, un jeu ultra-offensif basé sur des «récupérations de balles hautes, un gros pressing à la ligne médiane, et des joueurs qui se projettent dans la profondeur».

«L’équipe s’est bonifiée dans le vécu collectif»

Et ce n’est pas le départ de Gözte qui va changer ça. D’abord parce que les Lewandowski, Güngogan ou Reüs sont toujours là, mais aussi parce que «l’équipe s’est bien renforcée avec Mkitharyan et Aubameyang, note l’ancien Stéphanois. Le premier a fait oublier Götze en meneur de jeu, le deuxième par ses buts (déjà 5) et ses passes a très vite été adopté par le public. Ils se sont parfaitement fondus dans le moule.» L’attaquant Polonais Lewandowski expliquait lui-même sans détour au début de saison «qu’avec les transferts, on est meilleurs que la saison dernière: on est capable de tout.»

Même rivaliser sur une saison entière avec son voisin de champion d’Europe? «Dortmund s’est aussi bonifiée dans le vécu de l’équipe collectif, ajoute Guillou. L’expérience internationale est irremplaçable...» Et désormais, le BVB n’en manque plus.