«Avec l'argent, ce sera plus facile de rivaliser avec le PSG», estime l'entraîneur adjoint de Monaco Jean Petit
FOOTBALL – Monaco pourrait officialiser sa remontée en Ligue 1 samedi…Romain Baheux
Le Rocher remonte à la surface. Deux ans après sa descente en Ligue 2, l’AS Monaco n’a besoin que d’un succès contre Caen samedi pour assurer sa montée en Ligue 1. Au club depuis plus de quarante ans, l’entraîneur adjoint, Jean Petit, revient sur la saison monégasque et évoque les ambitions du club, détenu par le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev. Qui compte bien faire de la Principauté un acteur majeur du football européen.
L’AS Monaco est quasiment en Ligue 1…
On attend encore le match de samedi mais il restera d’autres matchs pour assurer notre montée. C’est une satisfaction de rejoindre la première division. C’est une satisfaction car on n’aurait jamais dû la quitter.
Comment décririez-vous Claudio Ranieri, à la tête de l’équipe première cette saison?
C’est un entraîneur très strict et discret. Je n’ai même pas besoin de dire qu’il comprend le football. Tactiquement, il est très bon et ça a fait la différence en deuxième division. Physiquement, on était très bien aussi. Il nous a juste manqué le côté technique, même si certains joueurs se sont révélés sur la fin.
Qu’est-ce que l’arrivée du nouveau propriétaire en décembre 2011 a changé pour le club?
Il nous a permis de monter en Ligue 1. Il apprend, il ne connaît pas encore tout. Il a d’abord donné comme consigne de ne pas descendre. Cet été, il a mis les moyens pour que l’on parvienne à monter en Ligue 1. Il n’a pas voulu qu’on s’endorme.
Que visera l’AS Monaco la saison prochaine?
Le président veut que le club soit européen. Il ne veut pas lanterner en Ligue 1. Il va mettre les moyens pour arriver à avoir une très bonne équipe qui joue la Ligue des champions. Lui, il veut la jouer tout de suite la Ligue des champions. Ce sera à l’entraîneur de lui faire comprendre qu’on ne peut pas y arriver d’un coup. Regardez Paris, ils ne sont pas arrivés à remporter le championnat la saison dernière. Mais bon, il ne l’entend pas de cette oreille.
Monaco peut-il rivaliser avec le PSG?
Jusqu’à maintenant, on a été capables de le faire. On a été sept fois champions, on a gagné des coupes, on a été en finale de la Ligue des champions… Si l’argent vient, ce sera plus facile de rivaliser. Si on peut prendre n’importe quel joueur comme l’a fait Paris, ce sera plus simple.
L’AS Monaco fait-il encore rêver malgré son passage en Ligue 2?
Je pense car on a le projet d’être l’un des meilleurs clubs en Europe. Tout le monde veut venir à Monaco car c’est un bon club, il y fait bon vivre et les joueurs sont en sécurité. Le nom parle aux joueurs.
La Ligue de football professionnel veut imposer l’ASM aux mêmes contraintes fiscales que les autres clubs de Ligue 1 à partir de juin 2014. Est-ce que cela peut-être un frein pour le développement du club?
Le président a bien vu le problème que cette mesure représentait et a appelé un petit peu au secours l’ancien président Jean-Louis Campora. Il a connu ces problèmes et a su les régler par le passé. Si la Ligue décide en effet d’appliquer cette mesure, ça peut être un frein aux ambitions du club. Juridiquement, ça remettrait en cause beaucoup de choses pour le sport en Principauté.
Vous êtes en fin de contrat en juin, allez-vous rester au club?
Je ne sais pas encore si je vais prolonger. C’est un peu le flou artistique ici. Une fois, on discute avec Smolentsev [ancien directeur exécutif du club] puis il s’en va, après on discute avec Karlsen [le successeur de Smolentsev] puis il s’en va… Moi, j’ai envie de rester au club. J’ai fait toute ma carrière ici. Je ne suis plus très loin de la retraite, ce serait con d’aller ailleurs (rires). Maintenant, je dois discuter avec eux.



















